Le contrat de travail des employés syndiqués du Le Massif de Charlevoix a pris fin le 31 décembre, et la question salariale demeure au cœur du conflit. Alors que les négociations sont au point mort, Le Charlevoisien a pu consulter la convention collective, incluant l’Annexe A – Échelles salariales, qui détaille les salaires actuellement en vigueur.
La convention prévoyait une série d’augmentations entre 2020 et 2025, combinant des hausses fixes et des hausses en pourcentage. Une augmentation rétroactive de 1,00 $ l’heure est entrée en vigueur en 2020, suivie d’une hausse de 2 % en 2021. En 2022, une bonification uniforme de 1,25 $ l’heure a été accordée à l’ensemble des employés, avant des augmentations annuelles de 2 % en 2023, 2024 et 2025. Ces dernières correspondent aux salaires actuellement versés.
En 2025, un serveur de bar gagnait 13,72 $ de l’heure, avant pourboires, un commis de bar senior pouvait atteindre 19,39 $, tandis qu’un responsable de bar touchait jusqu’à 21,93 $ l’heure. Dans les secteurs techniques, un opérateur de remontées mécaniques gagnait jusqu’à 21,93 $, un mécanicien de remontées près de 29 $, et le poste de planificateur en enneigement artificiel et damage atteignait 30,99 $ l’heure.
À ces salaires peuvent s’ajouter certaines primes, notamment une majoration de 5 % pour les chefs d’équipe, ainsi que des primes de nuit de 10 % pour l’enneigement et de 5 % pour les opérateurs de dameuse.
Le barème minimum d’heures est établi selon une saison de 15 semaines (10 semaines pour l’enneigement). Les postes de billetterie et de service totalisent de 60 à 240 heures par saison selon le statut, tandis que les secteurs bar, boutique, opérations et restauration varient de 120 à 480 heures.
En enneigement, le minimum se situe entre 80 et 320 heures. Les heures payées sont considérées comme travaillées et les absences autorisées sont créditées comme si l’employé avait été à l’horaire.
Les positions des parties
Le syndicat réclame des hausses salariales de 10 % pour la première année, suivies de 6 % plus l’Indice des prix à la consommation pour chacune des deux années suivantes, dans le cadre d’une convention de trois ans. Il affirme que ces demandes visent un rattrapage salarial et s’inspirent des ententes conclues dans des stations comparables.
De son côté, l’employeur privilégie une entente de cinq ans, comprenant des augmentations de 2,75 % pour la première, la quatrième et la cinquième année, et de 2,25 % pour les deuxième et troisième années.
Le syndicat soutient que ses demandes s’inscrivent dans la tendance observée ailleurs au Québec. Il cite notamment des ententes conclues dans d’autres stations de ski, dont le Mont-Sainte-Anne et le Mont Grand-Fonds.
Au Mont Grand-Fonds, par exemple, les employés syndiqués ont obtenu une augmentation de 8,75 % dès la première année de leur convention collective, un élément de comparaison souvent évoqué par la partie syndicale.
Des exemples :
Serveur de bar : 13,72 $ / h (avant pourboires)
Commis de bar (moins de 2 ans) : environ 16,11 $ / h
Commis de bar senior (3 ans et +) : 19,39 $ / h
Responsable bar (3 ans et +) : 21,93 $ / h
Préposé à la billetterie (3 ans et +) : 19,66 $ / h
Préposé au service à la clientèle (SAC) : environ 20,13 $ / h
Responsable expérience client / billetterie : 22,44 $ / h
Magasinier (3 ans et +) : environ 20,19 $ / h
Aide-mécanicien magasinier (3 ans et +) : 22,67 $ / h
Préposé aux revenus : jusqu’à 21,93 $ / h
Préposé aux bâtiments certifié : jusqu’à 25,46 $ / h
Mécanicien de remontées : environ 29,00 $ / h
Planificateur en enneigement artificiel / damage : 30,99 $ / h
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Nous ne sommes pas en présence de salariés pas assez rénumérés. La gourmandise a un plafond aussi. L’employeur n’est pas en affaires pour faire du bénévolat. Il est là pour faire de l’argent et c’est le but de toutes entreprises qui veulent réussir à garder le cap de la rentabilité. Les compétences des employés sont reconnus de toute évidence par l’employeur et les ont acquises sur sa propriété. Il fut un temps où se sont les diplômes qui primaient dans l’embauche. Alors ne mordez pas la main qui vous nourrit.
Mme Jean, vos commentaires me surprennent vraiment beaucoup. Depuis quand prenez-vous la défense de Groupe Le Massif, un regroupement qui a bénéficié de millions en subventions ? Qui a démontré de l’intérêt pour acquérir le mont Ste-Anne et ce probablement en demandant encore de l’argent. Groupe Le Massif a un flagrant manque de respect pour ses employés, la région de Charlevoix et lorsque l’on regarde les commentaires de leurs “invités” ils passent eux aussi au tordeur. J’ai lu plusieurs de vos commentaires antérieurs, mais ceux en lien avec la grève m’étonnent vraiment. Mais comme on dit, chacun a droit à ses opinions. Je ne peux m’empêcher de dire que cette main qui nourrit, et bien cette même main est grassement nourrie par nous.
C’est tout de même lui qui signe le chèque de paie. Même si ils sont grassement subventionnés il y a un retour économiquement important sur la région. Sinon pourquoi les intervenants de toute part prendraient position publiquement pour réclamer le retour à la négociation.
Il est malheureux que plusieurs employeurs, dans Charlevoix et ailleurs, utilisent comme raison de limiter les salaires le fait que cela aura une incidence à la hausse sur les prix des repas, des billets, des nuitées. Si vous allez au bout de cet argument, cela signifie qu’on demande aux employés de subventionner les clients et les profits.
C’est incorrect pour les employés qui ne peuvent pas eux-mêmes se payer un billet de ski à 170$, pas plus qu’une nuitée au club Med. Mieux vaut laisser les lois du marché et les négociations suivre leur cours.
Le syndicat est compétent pour voir aux intérêts des travailleurs, ce n’est pas sa première négociation.
Réclamer un retour à la négociation ne signifie en rien que les intervenants ont favorablement pris position pour Le Massif. Prenons par exemple le Mont Grand-Fonds.
Plus de 100 millions de dollars reçu en subvention, sur des terres publiques, c’est la moindre des choses que Le Massif redonne un peu à la population. En l’occurence les employés qui y travaillent. Les charlevoisiens méritent mieux que le salaire infinimum…
Ann les salaires sont raisonnables si on se rends au bout de l échelle mais je ne suis pas convaincue que tout les employés ont la chance de s’y rendent c est la le problème l employeur les congedies avant. ça se voit dans plus d’ entreprises que tu pense ou leurs faits faire 1 heures de moins par semaine pour qu il reste à temps partiel alors l échelle ne s applique pas
Malheureusement pour l’employeur, La CSN est un syndicat avec une culture radicale, ceux-ci ont comme stratégie de syndiquer des groupes ou l’employeur aura un faible rapport de force en cas de conflit ( ex: Ville, OSBL, , etc). Par la suite, il exerce une forte pression pour arriver à leur fin. A titre d’exemple le centre de ski est pris dans un étau car sa seule solution c’est de donner ce que la CSN veut car ils sont pris car ils n’ont pas d’option ( difficile de déménager une montagne). Leur seul vrai option serait de fermer le centre de ski jusqu’au règlement et laisser le syndicat s’essouffler. La CSN a 2 fois moins de membres que la FTQ mais génère 2 fois plus de conflits au QC. Cette information est facile à trouver sur les sites gouvernementales mais ça demande de la recherche et du travail d’analyse. En résumé, la CSN applique des stratégies très similaire à certains pays considérés autoritaires.
On peut dire la même chose pour les médecins les enseignants qui avaient le gros bout du bâton quand pensez vous madame Hamel