Maison des jeunes: Une vaste consultation lancée dans Charlevoix
Face à une baisse de fréquentation chez les 12 à 14 ans dans certaines municipalités, le Groupe Action Jeunesse de Charlevoix amorce une vaste démarche de consultation afin de mieux comprendre les besoins des jeunes… et y répondre concrètement.
« Ça fait environ un an qu’on observe une diminution du noyau 12-14 ans dans certaines maisons de jeunes, et on se demande pourquoi », explique la directrice de l’organisme, Marie-Noëlle Thibault.
Comprendre avant d’agir
L’objectif n’est pas de tirer des conclusions hâtives, mais bien d’aller directement à la source. « On veut savoir ce qui fait qu’ils ne viennent pas, et surtout ce qui ferait en sorte qu’ils viendraient », résume Mme Thibault.
Si une baisse de fréquentation n’est pas nécessairement alarmante, mais les jeunes sont parfois davantage actifs à l’extérieur, notamment l’hiver. L’organisme se questionne sur la cohérence entre sa mission et la réalité du terrain.
« On ouvre des milieux de vie, mais on veut s’assurer qu’ils correspondent vraiment aux besoins des jeunes. »
Rejoindre les jeunes autrement
Le défi principal demeure l’accès aux jeunes concernés. Pour y parvenir, le Groupe Action Jeunesse de Charlevoix souhaite s’arrimer avec le milieu scolaire, sans toutefois mener la consultation directement dans les écoles.
La solution envisagée : passer par le transport scolaire. « On aimerait distribuer des sondages dans les autobus des municipalités ciblées. Ça nous permettrait de rejoindre les jeunes de 12 à 17 ans », explique Mme Thibault.
Des sondages — en ligne ou papier — constitueront la première phase de la démarche, suivis, à la fin mars, de groupes de discussion impliquant à la fois les jeunes et leurs parents.
À ce stade, aucune hypothèse n’est privilégiée. « On a essayé des choses, comme offrir du transport avec une fourgonnette, en se disant que c’était peut-être un enjeu logistique. Ça n’a pas fonctionné. Est-ce que c’est notre façon de communiquer? Autre chose? On ne le sait pas », admet la directrice.
D’où l’importance de consulter avant de réinvestir. Mme Thibault confirme que des montants financiers seront associés aux besoins identifiés à la suite de la consultation. « Si on veut que ça fonctionne, il faut investir dans notre jeunesse. »
Les municipalités concernées sont déjà informées de la démarche et appelées à soutenir l’organisme dans cette réflexion collective.
« On espère une grande participation, autant des jeunes que des parents. C’est ensemble qu’on pourra trouver des solutions qui ont du sens », conclut-elle.
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