Charles Milliard brigue de nouveau la chefferie libérale
Charles Milliard, qui avait terminé deuxième lors de la dernière course à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ), se lance une fois de plus dans la mêlée avec, dit-il, «l’envie de se battre» en vue des élections d’octobre prochain.
L’ex-dirigeant de la Fédération des Chambres de commerce du Québec a annoncé mardi matin dans une vidéo publiée en ligne qu’il se lance dans la course à la succession de Pablo Rodriguez.
«Je reviens vers vous parce que je connais le parti, parce que je sais ce qu’il faut faire pour nous rassembler et reconquérir les Québécoises et les Québécois», a-t-il soutenu dans sa vidéo partagée sur les réseaux sociaux.
«Et je le fais aussi parce que j’ai envie de me battre, de me battre pour vous et avec vous.»
À moins d’un an des prochaines élections, les libéraux se retrouvent une fois de plus sans chef, dans la foulée de la démission de M. Rodriguez avant les Fêtes. L’ex-chef libéral avait été éclaboussé par plusieurs allégations concernant sa course à la direction.
Lors de la dernière course qui s’était conclue en juin dernier, M. Milliard avait chauffé M. Rodriguez en deuxième place, avec 47,7 % des points, contre 52,3 % pour celui qui était devenu chef.
Après avoir essuyé sa défaite, M. Milliard avait annoncé son intention de se présenter tout de même aux prochaines élections québécoises à Orford, en Estrie. Cette circonscription est représentée actuellement par le ministre caquiste Gilles Bélanger.
Le nouveau chef libéral sera choisi lors d’un congrès du parti qui se tiendra le 14 mars. La course sera officiellement lancée lundi prochain et les personnes souhaitant briguer la chefferie auront jusqu’au 13 février à 17 h pour signaler leur intérêt.
M. Milliard est le seul à s’être manifesté pour l’instant. L’ex-président du Conseil du patronat, Karl Blackburn, a déjà annoncé qu’il ne serait pas sur les rangs.
Le Parti libéral du Québec a été secoué par une crise importante dans les dernières semaines et après plusieurs appels à sa démission, le chef Pablo Rodriguez a finalement jeté l’éponge le 18 décembre.
Les perturbations avaient été déclenchées par la décision de l’ex-cheffe parlementaire libérale Marwah Rizqy, de congédier sa cheffe de cabinet, Geneviève Hinse, une proche de M. Rodriguez. M. Rodriguez avait sévi en suspendant Mme Rizqy du caucus libéral, plaidant qu’elle ne l’avait pas informé de sa décision au préalable.
M. Rodriguez avait ensuite été visé par de nombreuses allégations dans les médias à propos de sa campagne à la direction. Après avoir promis de se battre en fin de session parlementaire, il avait finalement quitté son poste, disant qu’il était devenu une «distraction» pour son parti.
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