Charlevoix, un musée à ciel ouvert

Par Christelle Lavoie 12:00 PM - 4 janvier 2026
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Envie d’une escapade où l’art se mêle aux paysages? En flânant dans les villages de Charlevoix, il suffit de lever les yeux pour découvrir une multitude d’œuvres d’art public célébrant la beauté et la richesse du patrimoine régional. Enfilez votre tuque et partez à la rencontre de l’art en plein air!

Les deux villes phares de Charlevoix proposent une panoplie de trésors artistiques, accessibles et diversifiés. À Baie-Saint-Paul, l’incroyable Oeillée vers le large du sculpteur Gérard Thériault rend hommage à l’histoire maritime régionale. Le géant de fer, construit à partir de métal récupéré de goélettes du Saint-Laurent, est devenu un symbole de créativité au cœur même du centre-ville (devant la bibliothèque René-Richard).

Tout près, sur la Place du citoyen, on peut admirer Équilibre précaire, une œuvre de Danielle April commémorant les Échassiers de la Baie, petit groupe à l’origine du Cirque du Soleil.

Et que dire de la fresque d’Hier à aujourd’hui? Pensée comme un voyage à travers les saisons, cette œuvre collective, visible à partir du pont enjambant la rivière du Gouffre, célèbre le riche patrimoine charlevoisien sur plus d’un siècle.

Enfin, on ne peut passer sous silence le fameux Circuit des grands maîtres de l’art figuratif canadien composé de 13 monuments, célébrant 14 artistes. Véritable hommage aux plus illustres peintres ayant marqué l’histoire de la région, ce parcours en plein air est une occasion unique de découvrir les origines artistiques de la ville de Baie-Saint-Paul.

Photo Ville La Malbaie

Du côté de La Malbaie, la rue Saint-Étienne fraîchement revampée arbore fièrement 10 oriflammes colorées présentant la ville, ses gens et ses attraits. Créations de l’artiste Karine Deschênes, ces œuvres sont le reflet du sentiment d’appartenance d’une communauté tissée serrée. Dans le secteur Cap-à-l’Aigle, une visite « hors saison » aux Jardins des lilas s’impose. Raquettes aux pieds, les enfants prendront plaisir à chercher les créatures fantastiques disséminées ça et là à travers les jardins. Œuvres de l’artiste Roland Joncas et propriétés du Musée de Charlevoix, ces sculptures faites de matériaux recyclés ajoutent de la couleur dans le blanc environnant. Et pourquoi ne pas aller se promener du côté du secteur Pointe-au-Pic pour admirer Libertatis, cette œuvre monumentale située à l’intersection du boulevard de Comporté et de la rue Richelieu? Issue de l’imaginaire des artistes Bénédite Séguin, Marc Douesnard et Jimmy Perron, la femme de 15 pieds de haut symbolise la vie et l’espoir qui renaissent après la pandémie. Inspirant, non?

Les autres municipalités de Charlevoix ne sont pas en reste quand il s’agit d’art public. À Clermont, il est possible d’admirer une représentation du légendaire Alexis le Trotteur faite par le sculpteur Léonce Émond. Natif de l’endroit, Alexis Lapointe est devenu une figure marquante du folklore québécois. L’œuvre située à l’entrée du parc municipal du parcours des Berges rappelle la vie de cet homme ainsi que le mythe qu’il est devenu.

Photo Go-Xplore.

Il faut absolument aller faire un tour à Saint-Irénée, au Domaine Forget, pour plonger dans l’univers surprenant du Jardin harmonique de sculptures. On y propose une balade en plein air où les créations grandioses rivalisent avec la splendeur du paysage environnant. Un parcours interactif est également offert pour agrémenter la visite et en savoir plus sur les artistes. Art, nature et flocons, quoi demander de mieux?

À Petite-Rivière-Saint-François, la passerelle du Passe-Temps vaut aussi le détour. Nichée au pied du Massif de Charlevoix, l’œuvre de Jean-François Cooke et Pierre Sasseville s’inspire des légendes canadiennes-françaises, particulièrement la chasse-galerie. Suspendue dans les airs et ornée de pagaies multicolores, cette passerelle est une invitation à la contemplation et à l’émerveillement.

Sur les berges de L’Isle-aux-Coudres, au parc de l’anse de la Roche à Caya, une silhouette d’acier se dresse, fière porteuse de la mémoire d’un passé révolu. C’est le Planteur de harts du sculpteur Martin Brisson. L’œuvre évoque les gestes oubliés de la pêche aux marsouins, autrefois balisée par des « harts » ces tiges plantées dans le fleuve comme des repères.  

Bien sûr, beaucoup d’autres œuvres extérieures méritent le détour. À vous de les découvrir! Elles expriment l’identité et la fierté des gens d’ici. Amateurs d’art ou simplement curieux, Charlevoix vous attend avec son art inspirant et ses paysages généreux.

Ce texte a été publié dans le Destination Charlevoix, édition hiver 2025-2026.

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