Michel Couturier était visiblement prêt à occuper la fonction de préfet de la MRC de Charlevoix-Est. La MRC va entrer dans une nouvelle ère alors qu’il entend se positionner sur le jeu de puissance pour marquer des buts.
« On doit se challenger », laisse-t-il tomber dans une entrevue de fin d’année qui a rapidement tourné dans les perspectives d’un avenir meilleur.
Michel Couturier est « agacé » par des dossiers qui trainent en longueur. Pas besoin de vous répéter que l’hôpital de La Malbaie est du nombre. « Il faut que ça avance. J’espère que le gouvernement va mieux communiquer. On est comme ghosté . Le Bureau gouvernemental partagé est un bel exemple. Personne ne nous parle. Si le PM Legault veut remonter dans les sondages, il faudrait qu’il réalise ce qu’il a dit qu’il allait faire », lance le préfet.
Une fois cela dit, le plan Couturier est simple : être là où ça compte. Comment y arrive-t-on ? Avec des arguments, des faits et des appuis forts venus d’en haut.
Le préfet veut rencontrer les leaders des différents secteurs. Il n’a pas du tout envie de tenir un sommet où on prend du café dans les corridors de l’hôtel. Michel Couturier préconise plutôt des échanges directs. « Il faut écouter notre monde d’abord », dit-il.
Il n’a pas l’intention de rédiger la traditionnelle liste d’épicerie pour les chefs qui passeront dans la région en cette année électorale.
« Je veux qu’on se positionne bien en amont pour avoir des revendications claires et précises pour faire valoir nos points de vue lors des prochaines élections. Ce n’est pas qu’il n’y pas de développement dans notre MRC, mais des politiques viennent brimer les efforts », analyse-t-il en parlant notamment des changements en immigration qui complique la vie aux hôteliers.
Une fois que le préfet aura entre les mains les besoins du milieu, il compte les faire avancer par la Fédération québécoise des municipalités.
« (Michaël Pilote et moi sommes bien placés à la FQM. La game a changé. Comment peut-on être encore meilleur ? La démographie vient tout influencer. Comment nos enfants vont vivre dans l’avenir? On doit influencer des politiques pour que notre avenir soit meilleur. Il faut aller ailleurs pour régler les enjeux supérieurs », croit-il.
Le monde a changé
Le maire de La Malbaie et préfet de la MRC de Charlevoix-Est est aussi commerçant depuis de longues années. Son intérêt pour l’économie ne date donc pas d’hier. Œuvrant dans le commerce de détail, il a été à même de constater qu’on ne magasine plus comme avant. Le commerce en ligne a changé toutes les habitudes.
« L’économie est différente. Il existe de nouvelles entreprises dans des marchés porteurs. On ne pourra pas développer sans savoir à qui on s’adresse. On doit comprendre les marchés et savoir comment les attaquer. C’est dans cette dynamique que je veux rencontrer les intervenants », explique le politicien.
Michel Couturier estime que les conditions gagnantes sont réunies pour que notre région passe à une autre vitesse. « Nous offrons de meilleures options qu’avant pour le faire. Il y a de l’intérêt dans toutes les régions. Comment on retravaille notre développement économique? », pose-t-il comme grande question.
Cap sur 2036
Cette grande question, il n’est pas le seul politicien à se la poser. Selon lui, nous sommes condamnés à l’excellence pour être entendus et marquer des points. « Toutes les régions ont des demandes », fait remarquer le politicien obsédé par la démographie. «S’il n’y a pas de stabilité, la roue tourne moins et toute l’économie en souffre », dit-il.
Michel Couturier ne prend pas de résolution pour 2026. Toutefois, il entend s’investir à fond pour un avenir meilleur. « Moi, c’est dans dix ans que ça m’intéresse. Je veux une ville et une région en croissance qui auront déjoué les statistiques », termine-t-il.
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On a l’impression que le maire préfet sort des nues. Il parle d’évaluation des besoins alors qu’il est à la tête depuis 3 mandats et qu’il siège au conseil des maires de la MRC depuis tout ce temps. On a jamais senti d’effort visible en ce qui concerne l’économie et le point faible serait la vente en ligne d’après lui. Non. Il y a des moyens pour contrer ce phénomène et suivre les tendances. Ça ne se passe pas de la même façon quand l’acheteur est en présentiel mais la vente en ligne est tout aussi rentable et bon pour l’économie. Pourquoi ne pas créer un fond en accompagnement des entreprises pour prendre ce virage numérique? Il veut que le gouvernement lui parle alors que c’est lui qui doit s’imposer et aller à la recherche de résultats et de réponses. Personne ne va le prendre par la main. Il faut être un filou renard et ouvrir les bonnes portes. Pas de nonchalance et de confiance mal placée. Rigueur, rigueur, rigueur. Je n’ai pas l’impression d’être entre de bonnes mains lorsque le discours se répète sans en changer un seul mot.
Excellente vision ! Maintenant, il faut avancer et avoir la volonté, pas juste des élus mais aussi de la population de faire briller la région..Et il a raison, c’est aujourd’hui que l’on bâti notre demain. Il y aura toujours des réfractaires aux changements mais il faut être tenace pour développer et créer un sentiment d’appartenance fort!
Monsieur le préfet de la MRC de Charlevoix-Est et ci-devant maire de La Malbaie aura besoin de tout son petit change pour monter au créneau et renverser les tendances lourdes de la démographie et de l’économie. D’abord, la démographie: la région perd de la population en dépit des prétentions récentes qui auront permis au maire de soutenir le contraire et de ce faire le promoteur d’un projet immobilier démesuré et inadapté aux besoins de la population locale (je parle du complexe MEDWAY ALTO). Puis l’économie: les sparages du voisin américain et sa politique des tarifs viendront affaiblir le potentiel de développement et d’enrichissement, particulièrement pour des régions-ressources comme celle de Charlevoix. Ce sera intéressant de voir quelle sera le positionnement politique de notre maire au prochain rendez-vous électoral.