À moins d’un miracle, les 300 travailleurs syndiqués du Massif de Charlevoix vont débrayer ce vendredi 2 janvier.
Les deux parties sont encore très éloignées malgré les deux derniers jours de négociations. La journée de négociations prévue aujourd’hui a été annulée ce que déplore et dénonce le syndicat.
« Depuis plusieurs semaines, on dénonce le manque de volonté de l’employeur. Aujourd’hui, il vient lui-même confirmer ce que nous disons. Le syndicat a tendu la main, envoyé des signaux clairs et répété ses mises en garde. Malgré tout, l’employeur a choisi de quitter la table. Les membres n’ont jamais eu comme objectif de faire la grève. Malheureusement, l’employeur nous force la main par son manque de volonté flagrant», a déclaré Annick Simard présidente du Syndicat des travailleurs du Massif affilié à la CSN.
Le Syndicat aurait soumis une contre-proposition qualifiée de déterminante, dit notre source, qui mentionne aussi que Me Claude Gravel a fait son entrée pour la partie patronale.
La partie patronale a présenté un comparatif des salaires avec ceux du Mont Grand-Fonds incluant les demandes syndicales et ses offres en précisant que ce que le syndicat veut aurait pour effet d’augmenter l’écart salarial des 2 stations de la région.
Me Gravel a confié aux négociateurs syndicaux qu’il ne présenterait pas de contre-offre, étant donné l’écart qui persiste sur le plan salarial. Il a aussi indiqué qu’il devait continuer de travailler.
Pour le syndicat, l’employeur rompt la table de négociation et met la saison de ski en péril.
Du côté de Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN, on est devant une stratégie d’évitement : « Refuser d’améliorer son offre, annuler les rencontres et gagner du temps, ce n’est pas négocier. C’est laisser pourrir la situation. L’employeur savait très bien où ça menait et il a quand même décidé de rompre la table. Il y a quelques jours on parlait d’intérêt pour l’achat d’une nouvelle montagne. Avant de penser à une autre station, il devrait peut-être s’assurer que la sienne ne soit pas en grève… »
Pour Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), la rupture est lourde de sens : « À quelques jours du 2 janvier, il n’y a plus d’ambiguïté possible. L’employeur a été averti à répétition. En quittant la table aujourd’hui, il prend la décision consciente de plonger la région dans un conflit de travail évitable. C’est non seulement la saison de ski qui est en péril, mais toute l’industrie récréotouristique qui va être affectée,» dit-il dans un communiqué.
Les travailleurs de la station ont voté dix jours de grève qui seront exercés au moment opportun.
Leur contrat de travail se termine ce 31 décembre.
Le syndicat répète que ses offres sont raisonnables. Il réclame des hausses salariales de 10 % pour la première année et de 6% plus l’Indice des prix à la consommation pour les deux années suivantes.
Le Syndicat rappelle que ses demandes sont raisonnables, connues et sur la table depuis le début. En mettant fin aux discussions, l’employeur confirme qu’il n’a pas la volonté de conclure une entente avant l’échéance.
Le Massif de Charlevoix veut une entente de cinq années comprenant des augmentations de 2.75 % pour la première, 4e et 5e année et de 2.25% pour les ans 2 et 3.
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