Le Massif de Charlevoix ouvre son jeu

Par Dave Kidd 4:33 PM - 30 décembre 2025
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Photo Le Massif de Charlevoix. Crédit ©Jean-Sebastien-Chartier-Plante

Le Massif de Charlevoix met un terme à son silence et clarifie certains faits alors que les dernières heures du contrat de travail s’écoulent et que rien n’indique qu’un débrayage d’une journée sera évité le 2 janvier. La station invite le syndicat à faire évoluer ses demandes de manière significative.

La station affirme avoir présenté trois scénarios d’augmentation salariale. « Deux incluent l’implantation d’une nouvelle structure salariale développée de façon paritaire, à la demande du syndicat. Le troisième scénario maintient la structure actuelle. Dans tous les cas, un seuil minimal d’augmentation est garanti pour l’ensemble des employés, pouvant atteindre jusqu’à 12,77 % à la première année pour certains postes », écrit-on.

L’ensemble de l’offre n’est cependant pas détaillé dans le communiqué.

La direction de la station estime que « depuis toujours, le Massif s’est assuré d’offrir des conditions de travail compétitives, appuyées par une grille salariale qui se situe au-delà des standards de l’industrie dans la grande région de Québec et de Charlevoix », dit-elle dans un communiqué.

La publication de ce communiqué est nécessaire parce que la « circulation d’informations inexactes fragilise le climat nécessaire à la recherche d’une entente et met directement à risque la saison récréotouristique de Charlevoix ».

Le Massif  de Charlevoix mentionne que la rémunération globale qu’elle offre offerte se situe déjà au-dessus de celle observée dans plusieurs autres stations comparables. « Dans plusieurs cas, les hausses salariales récemment annoncées ailleurs visaient surtout à combler un retard par rapport aux conditions déjà en vigueur au Massif, démontrant ainsi son leadership et son engagement de maintenir de bonnes conditions de travail. Il n’est donc pas surprenant que les comparaisons se fassent désormais en prenant le Massif de Charlevoix comme référence.  De plus, il est normal que les comparatifs utilisés affichent des pourcentages plus élevés lorsqu’un rattrapage était nécessaire », écrit-on aussi

Le Massif dit avoir présenté deux offres globales « afin de faire progresser le volet monétaire ». Le syndicat a soumis une contre-offre, qui reprend les mêmes demandes d’augmentations salariales. « Elles représentent une surenchère par rapport au comparable du marché régional et limitent fortement la possibilité d’avancer vers une entente », dit également la station.

La station de Petite-Rivière-Saint-François soutient également qu’elle avait déjà rehaussé certains salaires au-delà du marché, de manière proactive et volontaire, sans aucune demande en retour auprès des syndiqués. Un geste posé bien avant la fin de l’entente de travail.

Étonnement

Le Massif de Charlevoix constate avec étonnement la décision du syndicat de fixer une première journée de grève près de 24 heures après l’échéance de la convention collective, et d’envisager jusqu’à 10 journées de grève. Une telle approche est peu commune dans le contexte des relations de travail au Québec et soulève des inquiétudes quant à la réelle volonté du syndicat d’en arriver à une entente.

« Une grève aurait des conséquences majeures sur la saison en cours, au détriment des employés, des invités, des partenaires et de toute l’économie régionale », soutient le Massif de Charlevoix, qui invite la partie syndicale « à faire évoluer ses demandes de manière significative, afin de préserver le caractère compétitif de l’entreprise et la pérennité des activités qui soutiennent aujourd’hui plus de 300 emplois, comparativement à environ 200 il y a cinq ans ».

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