Avez-vous aimé 2025? Je ne veux pas cracher dans la soupe, mais je la place dans la colonne des années ordinaires.
Des bons et des mauvais coups, il y en a eu. Je suis bien embêté de trouver les trois étoiles de la partie. En revanche, il y a du sang neuf dans la mêlée. Or, deux mois c’est trop court pour dire si un Ivan Demidov ne se cache pas parmi les nouveaux élus.
Une seule femme
Il faut saluer la victoire des cinq nouveaux maires. Jo-Annie Boulianne, à Saint-Aimé-des-Lacs, pourra toujours dire qu’elle aura été l’unique mairesse élue aux élections municipales de 2025 dans sa MRC et chez la voisine aussi. C’est un recul. Il y en avait trois entre 2021 et 2025.
Bien que plusieurs maires soient arrivés, ne pensez pas qu’ils possèdent une baguette magique pour tout régler. Dans un an, des dossiers auront progressé et d’autres auront fait du surplace. Le municipal, c’est long, c’est réglementé et ce sont aussi les festivals de la paperasse et de l’avocasserie. Il faut savoir dans quoi on s’embarque lorsqu’on décide de mettre sa face sur un poteau.
Beaucoup de visiteurs
Touristiquement parlant, l’été a été fantastique. Le beau temps a permis de faire d’excellents chiffres. On a la cote et c’est bien tant mieux. Il faudra s’assurer de la garder même quand Donald aura quitté la Maison-Blanche. Il n’y a pas juste les « Amaricains qui l’ont l’affaire ». On commence à l’avoir pas mal nous autres aussi.
La venue du chef étoilé Hugue Dufour et les Clés Michelin au Fairmont Le Manoir Richelieu et à l’Hôtel et spa le Germain Charlevoix ont de quoi donné confiance à une région qui a su se renouveler sur le plan de la gastronomie.
Bravo aussi à Tourisme Charlevoix qui a adopté un ton plus proche du monde dans son marketing. L’image du petit couple qui venait s’aimer dans Charlevoix a fait la job pendant un temps. Aujourd’hui, le tourisme et le touriste ont changé. On n’a pas raté le virage de la séduction. Et, des petits couples qui viennent s’émanciper ici, il n’y en a pas moins !
Des investissements
La Malbaie poursuit sa relance. Et l’excellente nouvelle, c’est que le privé met du fric. Beaucoup de fric. Christian Mars a investi une montagne d’argent au Mont Grand-Fonds. Les résultats n’ont pas tardé. Son plan n’est pas terminé et la station n’a pas fini de faire parler d’elle pour les bonnes raisons.
On peut être d’accord ou pas avec l’emplacement de la clinique médicale de Medway, mais l’immeuble qui offrira une centaine d’appartements donnera un sérieux coup de main dans un moment où se trouver un logement est une course à obstacles du genre « survivor ». Pas de logement, pas de travailleur. C’est aussi simple que ça.
Yves Simard a aussi changé la face de Baie-Saint-Paul avec son écoquartier. Les maisons et commerces poussent dans « ce village dans la ville ». On a tous bien hâte de savoir quelles grandes bannières s’installeront dans la partie commerciale. Ça spécule tellement. Et plus ça jase, moins le promoteur parle.
Charles Simard diversifiera notre économie avec GALVECO. Le parc industriel de Saint-Urbain s’est trouvé un gros locataire qui prévoit embaucher 100 travailleurs. J’ai bien hâte au premier trempage et de voir partir le premier chargement d’acier galvanisé dans Charlevoix.
Ma déception
Le plus gros « fail » de l’année je le décerne à un collectif qui s’est bien foutu de notre gueule. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale, Santé Québec, la Société québécoise des infrastructures et le ministère de la Santé pour leur silence méprisant au sujet l’Hôpital de La Malbaie. J’exclus la députée et j’y reviendrai.
De deux choses l’une : ils pensent que nous sommes tous des abrutis de première ou ils nous prennent vraiment pour des cons. Personne, mais personne n’est capable de dire quand seront lancés les travaux. Un projet annoncé en décembre 2019 et on est encore à compléter l’avant-dernière étape. Come on, on le sait que les coffres sont à sec. Votre manque de courage multiplie par 10 le cynisme de la population.
Zéro. C’est la confiance que la population vous accorde pour la suite des choses. Et en plus, votre manque de franchise ne fait qu’attiser toutes sortes de spéculations et de chicanes de clocher dont on se passerait.
Pourquoi j’ai exclu la députée Kariane Bourassa du lot ? C’est parce que c’est elle qu’on a jetée sous l’autobus. C’est elle qui a d’abord confirmé le report. On peut lui reprocher d’être molo dans bien des dossiers et de trop en faire sur ses réseaux sociaux, mais, pour l’hôpital, je ne peux pas l’ajouter à la liste de ceux qui ne savent pas qui décide.
J’ai tellement hâte à la pelletée de terre. Je pense bien être en mesure d’y assister, je prévois travailler encore assez longtemps pour ça !
Des élections à venir
Cette chronique finirait plutôt mal s’il n’y avait pas un peu de politique fiction, surtout que votre prochain relevé de carte de crédit arrivera en 2026.
2026 une année électorale. Ça, ça va être le fun. Les beaux messages des partis relayés dans la région. Les visites de candidats aux maires, les bains de foule et surtout voir tous les dossiers devenir des priorités, même s’ils trainent en longueur depuis des années.
Je n’en peux plus d’attendre : « notre parti est le parti des régions ». Ça sonne comme le chèque est dans malle ! Plus personne ne croit à ça. Les messages des partis sont tellement aseptisés. « Ne dis pas ça si tu es à La Malbaie. Ne parle pas de ça à Beaupré. Évite ce sujet à Baie-Saint-Paul ». Palpitant, vous dites !
Mes attentes doivent être trop élevées. Je suis désolé, ce ne sont pas des publications Facebook d’un candidat qui me font triper. Je veux voir ce qu’il a dans le corps. Je ne pense pas être trop exigeant quand je regarde ce que je donne chaque semaine en impôts. Pour reprendre un vieux cliché : je veux un représentant du comté à l’Assemblée nationale et non un représentant de l’Assemblée nationale dans le comté !
Ça fait tellement de campagnes électorales que je couvre que je ne suis plus capable de l’entendre celle-là. Vous serez d’accord avec moi que Charlevoix est en région. Nommez-moi la dernière réalisation d’un parti politique devenu un gouvernement qui a changé le visage de la région. Pas une aide financière à un projet de ça il y en a tous les jours. Je parle d’un geste concret qui a fait la différence?
Je vous le donne en mille : le Casino de Charlevoix. L’État a statué en 1994 qu’il ouvrait deux casinos, dont celui de Charlevoix, pour aider au développement régional. Ce fut tout à fait vrai. On a vu deux parcs nationaux ouvrir par la suite. Je vous rappelle que Loto-Québec a payé la route pour aller aux Hautes-Gorges. 9 M$ ont été injectés. On avait tiré le bon numéro. Admettons que de miser sur le rouge s’était avéré gagnant.
Depuis, bien des choses ont changé. La philosophie de Loto-Québec a changé sur la façon dont elle injecte des fonds dans le milieu. Je ne dis pas que le Casino de Charlevoix ne fait rien. Je dis simplement qu’on ne le sait/voit plus.
Au moment d’envoyer cette chronique à l’impression, on apprenait que la société d’État allait ouvrir un Salon de jeux au Saguenay et qu’elle allait aussi bonifier son offre au Casino de Charlevoix. On me glissait aussi à l’oreille que du développement, Loto-Québec comptait en faire encore.
Je profite de l’occasion pour vous remercier de nous suivre dans le magazine et sur notre site web. Le « grinch » que je suis vous souhaite du bon temps avec famille et amis. Et je vous invite à être attentif, on vous prépare quelques nouveautés pour 2026 !
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.
Merci Dave. Cette rétrospective couvre bien les aléas des principaux événements marquants (pas en nombre) et les échecs à répétition (on apprend de nos erreurs qui disent) de notre région. Je pense être celle qui a commentée le plus vos publications durant l’année. Une palme pour ça, non. Je le fais pour encourager le journalisme et essayer d’apporter mon grain de sel pour faire changer ou encourager les choses. Bon ou mauvais mon opinion est là et peu naturellement être discuté. Mon gros bémol sans surprise, Medway. Medway avec ses gros sabots qui ne s’adresse pas aux citoyens de classe moyenne ou précaire. Je ne suis pas d’accord avec toi disant qu’il répondra à la crise du logement. Ce groupe d’homme d’affaires richissimes édifiera une erreur boréale dans le décor de Pointe-au-Pic et ce sur plusieurs angles du paysage et causera des maux de tête à ceux qui doivent s’y rendre pour se faire soigner (accès difficile, frais de stationnement et éloignement d’un pôle en santé de proximité) . On pourra le voir de loin à travers la pureté des images bucoliques du paysage. Non ce ne sera pas facile. Non ce ne sera pas accessible. Hourra pour le développement… Lire la suite »