Gabriel Hardy dresse le bilan de sa première année à Ottawa
Élu le 28 avril dernier, le député fédéral de Montmorency–Charlevoix, Gabriel Hardy, dresse un bilan qu’il qualifie de « très stimulant » de sa première année à la Chambre des communes. Apprentissage accéléré, présence soutenue en chambre et dossiers régionaux bien ancrés : le conservateur affirme avoir trouvé rapidement sa place à Ottawa.
« J’ai appris très rapidement comment fonctionne le Parlement, comment on s’adresse au Président, comment on travaille en comité », explique-t-il. Nommé au comité permanent de l’éthique, un poste stratégique selon lui, Gabriel Hardy souligne avoir pris part à « 112 interventions en comité », en plus d’avoir posé « 48 questions en Chambre en six mois ».
À cela s’ajoutent cinq déclarations de député, des discours de une minute sur des enjeux régionaux et identitaires, ainsi que la présentation de trois pétitions, notamment sur le dossier du bar rayé et sur le projet de l’Espace Hubert-Reeves à La Malbaie. « C’est une belle première session, une belle première année. Je souhaite être là longtemps pour représenter les gens de Montmorency–Charlevoix », affirme-t-il.
Vulgariser la politique pour contrer le cynisme
Au-delà du bilan chiffré, Gabriel Hardy dit s’être donné une mission claire : rapprocher les citoyens de la politique fédérale. « Il y a trop de cynisme. Les gens ont l’impression que les politiciens sont loin d’eux, qu’ils prennent des décisions sans les consulter. Pour moi, un député, à la base, c’est un serviteur », soutient-il.
Il insiste sur l’importance de mieux expliquer le fonctionnement parlementaire, notamment le rôle de l’opposition. « La période des questions, ce n’est pas pour proposer des solutions, c’est pour tenir le gouvernement imputable. Les solutions, on les propose ailleurs, dans des motions, mais ça, on en parle beaucoup moins », explique-t-il, estimant que cette méconnaissance alimente une perception négative du travail parlementaire.
Dans cette optique, le député compare le rôle de l’opposition à celui d’une « Red Team », un concept emprunté au milieu militaire. « Notre rôle, c’est de tester les décisions du gouvernement, de s’assurer qu’il n’y a pas d’angle mort et que l’argent des contribuables n’est pas dépensé n’importe comment », affirme-t-il.
Il cite notamment le dossier Brookfield, qu’il qualifie d’exemple où « l’argent des Canadiens est mis à risque », ainsi que certaines dépenses à l’étranger qu’il juge difficiles à justifier. « Si l’argent est mal utilisé, on soulève la question. C’est ça, être imputable », dit-il.
Ressources naturelles et développement économique
Gabriel Hardy réitère aussi la position conservatrice sur l’exploitation des ressources naturelles, qu’il voit comme un levier économique majeur. « On est un pays extrêmement riche, mais on impose nos citoyens au lieu d’utiliser intelligemment nos ressources », avance-t-il, citant la Norvège en exemple.
Selon lui, le Canada pourrait financer sa transition énergétique tout en réduisant le fardeau fiscal, à condition d’accélérer les grands projets. « On a des normes environnementales parmi les plus strictes au monde. Pourquoi laisser d’autres pays s’enrichir avec des pratiques moins responsables pendant qu’on se prive collectivement ? », questionne-t-il.
Concernant l’exploration minière pour la silice près du Mont Grand-Fonds, le député se montre toutefois prudent. « Je veux bien comprendre le dossier avant de me positionner. Il faut s’assurer que ça se fasse dans le respect des partenaires locaux et des retombées économiques déjà en place », affirme-t-il.
Priorités régionales pour la suite
Pour la prochaine session parlementaire, Gabriel Hardy entend maintenir la pression sur plusieurs dossiers régionaux, dont le bar rayé, l’accès au logement et le développement économique. « Le prix moyen des maisons a presque doublé en quelques années. On a de la difficulté à attirer des talents parce que les gens ne sont pas capables de se loger », observe-t-il.
Il souhaite également que les entreprises de Montmorency–Charlevoix puissent bénéficier des investissements à venir en Défense nationale. « On a des entrepreneurs ingénieux. Il faut créer des emplois ici », dit-il, voyant un lien direct entre développement économique et capacité d’attirer de nouveaux résidents.
Enfin, le député affirme vouloir continuer de porter la voix de la nation québécoise à Ottawa. « Le respect de notre langue, de notre culture et de notre réalité doit faire partie de toutes les décisions », conclut-il, ajoutant vouloir miser aussi sur le tourisme sportif pour faire rayonner la région dès 2026.
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