Assurance récolte : indemnisations en forte baisse

Par Félix Côté 12:00 PM - 17 décembre 2025
Temps de lecture :

Photo Archives

La saison agricole 2025 aura entraîné peu de réclamations dans Charlevoix et Charlevoix-Est, selon les plus récentes données de la Financière agricole du Québec (FADQ). Dans l’ensemble des deux MRC, 22 avis de dommages ont été enregistrés, pour des indemnités totalisant 23 914 $, un montant nettement inférieur à celui versé à la même période l’an dernier.

En 2024, les producteurs de Charlevoix et Charlevoix-Est avaient reçu près de 130 000 $ en indemnisations, pour un nombre équivalent d’avis de dommages. La diminution observée en 2025 s’explique par des pertes généralement limitées et concentrées dans certains types de cultures.

Les principales indemnisations versées dans les deux MRC concernent les céréales, le maïs-grain et les protéagineuses. Dix-huit avis de dommages ont été recensés pour ces productions, principalement en raison d’un excès de pluie et de périodes de sécheresse, pour un total de 19 334 $ versés. Les céréales d’automne ont également été touchées par le gel hivernal, entraînant des compensations de 4 580 $.

À l’inverse, aucune indemnité n’a été versée en 2025 pour les cultures maraîchères, les petits fruits, les pommes, les pommes de terre, l’apiculture ou encore le sirop d’érable dans Charlevoix et Charlevoix-Est.

Un contraste marqué avec le reste de la Capitale-Nationale

À l’échelle de la région de la Capitale-Nationale, dont fait partie Charlevoix, la situation est tout autre. En date du 2 décembre 2025, 256 avis de dommages ont été enregistrés et plus de 2,29 M$ ont été versés en indemnisations. Les cultures maraîchères et les grandes cultures figurent parmi les plus touchées, avec respectivement plus de 830 000 $ et 816 000 $ versés.

Une année climatique en deux temps

À l’échelle provinciale, la Financière agricole a versé 44,5 M$ à 1 779 entreprises agricoles en 2025, dans un contexte marqué à la fois par des excès de pluie et des périodes de sécheresse. Le printemps tardif et très humide a retardé les semis, tandis que le déficit hydrique observé à partir de juillet a affecté plusieurs cultures non irriguées.

Malgré ces conditions variables, la situation observée dans Charlevoix et Charlevoix-Est demeure plus favorable que dans plusieurs autres régions du Québec, où les indemnisations ont été beaucoup plus importantes.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires