Crise au Mont-Sainte-Anne : Mars ajoute 100 M$ à son offre sur cinq ans
Le président de la Compagnie des Montagnes de ski du Québec, Christian Mars, lors de l'inauguration de la nouvelle remontée du Mont Grand-Fonds.
La Compagnie des Montagnes de ski du Québec (CMSQ) réaffirme son intention de reprendre l’exploitation et d’acquérir les actifs nécessaires à l’opération du Mont-Sainte-Anne, selon les mêmes conditions que celles déjà soumises au gouvernement du Québec.
Dans une lettre transmise à la communauté de la Côte-de-Beaupré, l’entreprise indique être prête à injecter 50 M$ en fonds propres, auxquels s’ajouterait une aide gouvernementale équivalente.
La CMSQ précise également s’engager, en partenariat avec Québec, à investir un montant additionnel estimé à 100 M$ sur un horizon maximal de cinq ans, estimant que le premier investissement ne serait pas suffisant pour repositionner la station à son plein potentiel.
La CMSQ rappelle être appuyée par son actionnaire de référence, le groupe familial français Dellen, ainsi que par un regroupement d’investisseurs québécois et locaux réunis autour de Bernard Bolduc, président d’Altrum. La société souligne avoir démontré sa capacité d’intervention dans d’autres stations, notamment au Mont Grand-Fonds et au Mont-Lac-Vert.
Selon la CMSQ, une entente conclue avec le gouvernement d’ici le 6 janvier permettrait de réaliser dès la prochaine saison des investissements majeurs, incluant l’installation d’un télésiège débrayable sur le versant sud et d’une nouvelle télécabine moderne, en collaboration avec le fabricant Doppelmayr.
Concernant la saison actuelle, la CMSQ rappelle que toute décision d’ouverture partielle ou complète du Mont-Sainte-Anne relève exclusivement de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). « La sécurité des usagers et des employés ne peut faire l’objet d’aucun compromis », indique l’entreprise.
La CMSQ affirme enfin vouloir s’inscrire dans une approche à long terme, misant sur le tourisme quatre saisons, la sécurité des installations et l’intégration de la station à son milieu, incluant le versant Est et le secteur du ski de fond.
Elle conclut que sa proposition demeure « sérieuse, concrète, ambitieuse et réalisable rapidement », laissant désormais au gouvernement du Québec le soin de trancher.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.