Mont-Sainte-Anne : la pression politique s’accentue contre RCR
Le ministre des Finances, Eric Girard, ainsi que la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa.
La députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, qualifie d’« irresponsable et d’inacceptable » la situation au Mont-Sainte-Anne, où la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) a ordonné, vendredi dernier, la fermeture forcée de quatre remontées mécaniques pour des raisons de sécurité.
Dans une déclaration commune, la députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, et le ministre de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, indiquent que les 50 M$ promis par le gouvernement sont sur la glace.
« Tant que tout cela ne sera pas mis au clair et qu’il n’y aura pas de réponses, il n’y aura pas d’argent qui ira dans la montagne », a-t-elle indiqué en entrevue.
Une cellule de crise a été mise en place, regroupant notamment le bureau du premier ministre, les cabinets des ministères de l’Économie et du Travail, ainsi que le Secrétariat de la Capitale-Nationale. Un verdict est espéré d’ici la fin de la semaine.
« Tant que la sécurité des citoyens n’est pas confirmée, on ne peut pas prendre de risque », affirme à nouveau la députée, qui n’exclut pas une prolongation de la fermeture.
Mme Bourassa reconnaît les importantes répercussions économiques pour la Côte-de-Beaupré. « Le Mont-Sainte-Anne est le poumon de la Côte. Il y a des annulations, pas de nouvelles réservations et un effet papillon sur l’ensemble des attraits », souligne-t-elle, ajoutant que « tout est sur la table » advenant la confirmation de négligence.
Plusieurs questions demeurent sans réponse, notamment quant aux remboursements des clients. Elle espère que la lumière sera faite rapidement.
De son côté, le Parti québécois réclame la fin de la relation contractuelle entre le gouvernement et Resorts of the Canadian Rockies (RCR). Le député de Jean-Talon et porte-parole du PQ pour la Capitale-Nationale, Pascal Paradis, demande que tous les moyens soient envisagés, « y compris une loi spéciale », pour retirer à RCR la gestion du Mont-Sainte-Anne.
Selon M. Paradis, la fermeture des remontées mécaniques constitue « la plus récente preuve de la grossière négligence » de l’entreprise. Il exige également que les utilisateurs soient remboursés et critique la possibilité d’investir près de 50 M$ en fonds publics dans un site jugé mal géré.
Québec solidaire demande aussi au gouvernement de retirer la gestion de la montagne à RCR, qualifiant l’entreprise de « mauvais citoyen corporatif ».
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