Fleurs et robes : une nouvelle adresse sur Saint-Étienne

Par Félix Côté 12:43 PM - 10 décembre 2025
Temps de lecture :

Depuis jeudi dernier, la rue Saint-Étienne à La Malbaie accueille une nouvelle vitrine qui attire les regards. Derrière la grande fenêtre où scintillent chapeaux anciens, étoffes colorées et quelques fleurs fraîchement livrées, Étienne Harvey a officiellement donné vie à Fleurs Apparat et Tralala, un concept hybride qui lui ressemble : créatif, organisé… et un brin fantaisiste.

« Le concept, dans le fond, c’est une boutique de fleurs, entre autres. Puis je fais de la location de robes de bal, de soirées et de mariages », explique-t-il en marchant parmi les tissus. Entre les bouquets, les accessoires vintage et les robes de princesse, il voit un « beau tandem entre les deux ». À cela s’ajoute un volet événementiel : planification de réceptions, décoration de salles, coordination d’événements. « C’est tout un rapport au mariage, à des galas, à des événements », résume-t-il.

Étienne Harvey n’arrive pas dans ce milieu par hasard. « J’ai travaillé longtemps en fleuristerie. J’accumulais des choses depuis longtemps, je pensais à des idées… j’ai dit : on va essayer ça. Si ça ne fait pas, on fera autre chose. Mais là, ça me tentait vraiment d’essayer. » L’opportunité d’un local s’est présentée au bon moment.

Son penchant pour le vintage s’exprime partout. « J’aime beaucoup les choses anciennes. Je trouve ça génial : les gants, les chapeaux… j’ai toujours aimé ça. J’ai travaillé dans des merceries. J’ai toujours été au public. » Sa vitrine intrigue les passants, même si l’enseigne n’est pas encore installée. « Ce n’était pas prêt. Ça s’en vient. Ce n’est pas écrit non plus que j’ai des fleurs, je n’ai pas beaucoup d’écriteaux faits encore. Mais tranquillement, pas vite, ça s’en vient. »

Les robes, elles, proviennent de trouvailles accumulées au fil du temps. « Je fais les bazars, les marchés aux puces… tout ce que tu voudras. Et on m’appelle pour m’offrir des affaires. » La location lui est apparue comme une évidence. « Une robe de bal, c’est porté une, deux, trois fois maximum. Souvent, la petite jeune fille qui fait son bal, quand est-ce qu’elle va reporter ça? » En boutique, l’essayage devient une expérience en soi. « Quand on achète une robe, c’est un événement. En ligne, si ça ne fait pas, tu retournes ça trois ou quatre fois. Ici, tu prends rendez-vous, tu l’essaies, on s’organise. Il y a un service beaucoup plus personnalisé. »

M. Harvey prend plaisir à accompagner ses clientes dans leur recherche. « Déjà, au départ, quand ils arrivent, ils ont un petit concept. Ils savent un peu ce qu’ils veulent. Ça peut être contemporain, country, western… chaque personne a son thème. » Lui, il aime proposer des alternatives. « On peut offrir un juste milieu. Il y a plein de possibilités. C’est valorisant d’apporter des choses nouvelles. »

Le volet floral reste bien présent, avec des arrivages réguliers de grossistes de Québec. « On fait des bouquets de fleurs, des centres de table. J’ai une commande qui arrive ce soir », glisse-t-il en montrant ce qui reste du dernier arrivage. Du côté des vêtements, il espère étoffer également l’offre pour hommes, un défi en soi. « Les hommes, quand ils achètent quelque chose, ils tirent ça jusqu’à la corde. Même pour les sous-vêtements! », lance-t-il dans un éclat de rire. « Les hommes sont moins coquets », ajoute-t-il, « respectueusement ».

À 62 ans, Étienne Harvey n’a pas l’intention de ralentir. « J’aimerais m’agrandir. J’aimerais que ça devienne encore plus gros. J’ai l’âge d’essayer d’avancer, mais ce n’est pas de l’ouvrage de bûcheron. Je peux faire ça encore des années. » La retraite? Pas pour tout de suite. « Quand on fait quelque chose qui nous passionne, le temps compte moins vite. »

Pour l’instant, Fleurs Apparat et Tralala commence doucement son histoire à La Malbaie, portée par une passion qui n’attendait qu’un local pour s’exprimer.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires