« Chaque année, je fais quelque chose que je n’aurais jamais cru faire »
Florence Caron, désormais athlète commanditée par Hoka, en action en 2025.
La Charlevoisienne Florence Caron avoue qu’elle n’aurait « jamais cru » représenter un jour le Canada en cross-country. En entrevue avec Le Charlevoisien, l’athlète décrit sa sélection aux championnats du monde comme quelque chose qu’elle n’aurait « même pas pensé avant cette année ».
L’année 2025 a été bien remplie pour la Malbéenne.
Florence Caron est devenue championne canadienne du 10 000 m en juin 2025 à Guelph, avec un temps de 33:18.84. Cette automne, elle a terminé 14e au Championnat national de cross-country de la NCAA à Columbia, au Missouri.
Ce résultat lui a valu une place sur l’équipe d’étoiles All-American. Jamais depuis 2000, une athlète de Penn State n’avait percé le top 15.

« L’an passé, j’étais 19e, donc c’était mon objectif », explique-t-elle.
Tout récemment, un podium national en cross-country lui a ouvert les portes de l’équipe canadienne.
« Mon but en allant là-bas, c’était juste d’être top 6. J’étais vraiment contente », raconte-t-elle.
Ce qui frappe, c’est la vitesse à laquelle Florence Caron a gravi les échelons. Elle a commencé à 2020 durant la pandémie alors qu’elle ne pouvait plus pratiquer le cheelarding.
« Ça ne fait pas si longtemps que je cours. Chaque année, j’ai fait quelque chose que je n’aurais jamais cru faire. »
Elle énumère : sa première année au Rouge et Or, sa qualification en finale canadienne, son passage dans la NCAA, jusqu’à cette sélection pour les Mondiaux. « Avant cette année, ce n’était même pas de quoi que j’aurais pensé », dit-elle.
Les championnats du monde arrivent vite. Elle ira déjà en Floride le 10 janvier prochain. Elle doit aussi composer avec le retour à l’hiver durant sa préparation.
« Je suis rendue ‘cosy’ à m’entraîner aux États. Revenir avec l’hiver québécois, c’est un bon choc. Je fais plus de tapis et de piste intérieure. »
Le cross-country étant entre autres une épreuve par équipes, elle souhaite surtout contribuer à améliorer le classement du Canada, qui avait pris le huitième rang chez les femmes aux derniers Mondiaux.
Vers les JO ?
Florence poursuivra la course, peu importe ce qui suit son parcours universitaire.
« Mon but, c’est de me mettre sur marathon. J’aime la longue distance. Peu importe ce qui arrive, je vais continuer. »
À son tout premier demi-marathon cet été, elle a terminé 2e au Championnat canadien, réalisant le 11e meilleur temps dans l’histoire de la compétition au Canada, ainsi que le 2e au Québec.
Elle admet aussi viser les prochains Jeux olympiques :
« Mon but, ce serait d’essayer pour le marathon 2028. Je vais faire un premier marathon et voir si c’est réaliste. »
Et rien n’est impossible lorsqu’on regarde sa progression.
Une fierté
Florence Caron espère surtout que son parcours serve d’exemple, notamment pour les jeunes de la région.
« On pense souvent qu’il faut commencer à 6 ou 7 ans. Moi, j’ai commencé à 20 ans. J’espère vraiment que ça va encourager d’autres jeunes. »
Elle se rappelle encore les petites courses du primaire dans Charlevoix, qui furent ses premiers moments de plaisir en course. « J’aimais ça, battre les gars », dit-elle en riant.
Florence parle longuement du rôle que son entourage a joué dans son ascension. Elle mentionne ses parents, ses entraîneurs et la communauté de course qu’elle décrit comme « tellement sympathique ». Mais elle insiste particulièrement sur son conjoint.
« J’ai commencé à sortir avec Oli pas longtemps après avoir commencé l’athlétisme. Il m’a aidée à ne pas tomber dans les pièges, comme augmenter trop vite. Il me pace quand il peut. Cet été, il a attendu deux heures dans l’auto pendant que je faisais mon entraînement. Il croit plus en moi que moi-même. »
Elle souligne que son soutien est précieux dans un mode de vie où les sacrifices sont constants.
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