Charlevoix fait son cinéma… dans une église
Josée Tremblay et Hélène Simard devant l’église de Saint-Irénée, où prendra vie le nouveau ciné-club dès janvier 2026.
Après deux années sans cinéma dans la région, Charlevoix s’apprête à retrouver une programmation cinématographique grâce à la création d’un nouveau ciné-club qui sera lancé à Saint-Irénée dès janvier. Le projet, piloté par Josée Tremblay et Hélène Simard, se veut un service culturel accessible à l’ensemble du territoire.
Arrivée dans Charlevoix il y a un an et demi, Josée Tremblay dit avoir rapidement remarqué l’absence d’un lieu de projection. Ancienne participante d’un ciné-club dans Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, elle souhaitait retrouver ici ce type d’offre culturelle.
« Je constatais qu’il n’y avait pas de cinéma. Ça ne veut pas dire que j’y allais douze fois par semaine, mais le ciné-club que je fréquentais m’avait fait découvrir des films québécois, français et internationaux. J’ai trouvé ça tellement enrichissant que je me suis dit : pourquoi pas chez nous? », explique-t-elle.
Elle entre alors en contact avec l’Association des cinémas parallèles du Québec, qui regroupe 67 ciné-clubs dans la province. L’organisme l’informe, l’encadre et l’oriente, mais le projet doit trouver des forces locales.
C’est finalement grâce à Odile Comeau, ancienne mairesse de Saint-Irénée, que la rencontre avec Hélène Simard se fait. Cette dernière, déjà bien impliquée dans la communauté, souhaitait elle aussi le retour d’un cinéma dans Charlevoix.
« Ça fait 14 ans que je vis ici et j’allais beaucoup au cinéma à La Malbaie. Je n’arrêtais pas de dire que ça n’a pas de bon sens qu’on n’ait plus rien », raconte Hélène Simard.
Une grande aide
La première étape a été de trouver un lieu. Le Domaine Forget, où travaille Hélène à titre de bénévole, a rapidement offert l’église de Saint-Irénée, un espace déjà équipé pour l’accueil d’événements culturels.
Un OSBL a ensuite été créé pour porter le projet. Ce dernier peut déjà compter sur plusieurs partenaires, dont la FADOQ Saint-Irénée, la Municipalité de Saint-Irénée, la SADC et le Domaine Forget, qui prête la salle et accompagne l’équipe côté technique.

La première phase se déroulera de janvier à juin 2026, sous forme de projet pilote. Un film par mois sera présenté. La programmation doit être d’ailleurs annoncée sous peu.
Cette période servira à sonder les préférences des cinéphiles : types de films, fréquence, horaire. Des films familiaux et des projections thématiques, en partenariat avec des organismes locaux, pourraient être testés.
Le choix du jeudi revient souvent dans les discussions, puisque la municipalité structure déjà plusieurs activités autour de cette journée, ce qui pourrait faciliter l’adoption d’une habitude culturelle mensuelle.
Le ciné-club Charlevoix se concentrera sur des films québécois, français et internationaux, en cohérence avec la tradition des cinémas parallèles. On veut miser sur le cinéma d’auteur et de répertoire, mais aussi intégrer des œuvres grand public lorsque pertinent. Aucun blockbuster américain n’est prévu. L’OSBL lancera sa deuxième phase, soit la création officielle de son ciné-club, en septembre 2026.
Un accueil enthousiaste
Bien que l’annonce officielle n’était pas encore faite, l’intérêt est déjà très marqué.
« J’en ai parlé cinq minutes lors d’une rencontre de la Société d’horticulture de Charlevoix, et j’ai presque eu une ovation debout. Les gens me demandaient déjà quand ça commençait », rapporte Hélène Simard.
Dix cartes de membre ont été vendues avant même la sortie du communiqué. Plusieurs personnes envisagent également d’en offrir en cadeau de Noël.
La carte de membre coûte 50 $ pour six films — un film gratuit est inclus. Le prix à l’unité sera de 10 $. Six projections sont prévues durant le projet pilote.
Le Ciné-Club Charlevoix travaille aussi à mettre en place un site Internet (déjà fonctionnel, mais en construction) et une page Facebook. Il sera d’ailleurs possible de se procurer une carte de membre à la bibliothèque de Saint-Irénée ce samedi entre 10h à 12h.
Même si le lancement se fait à Saint-Irénée, les fondatrices affirment clairement leur ambition.
« C’est un cinéma pour tout Charlevoix. Il faut que ça devienne leur cinéma », insiste Hélène Simard.
À plus long terme, si les besoins et les ressources le permettent, l’équipe envisage de présenter des films ailleurs dans la région, par exemple à Baie-Saint-Paul ou plus à l’est, afin de rejoindre un public moins mobile.
Pour l’instant, l’objectif est de conquérir les Charlevoisiens un visionnement à la fois.
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Bravo et merci . C’est une super nouvelle.
Mon dieu! Ça c’est une bonne nouvelle
Merveilleux projet,merci j’ adhère
Je suis désolé mais une église est un lieu de culte sacré. Un divertissement de la sorte n’a pas sa place dans la maison de dieu.
Rappelez-vous comment Jésus a chassé les marchants hors du temple de prière.
Matthieu 21:12-13
Bravo,j’embarque
Tellement contente, je vous en remercie.
Très bonne initiative! Il faut aussi du cinéma à Baie St-Paul, il importe que les arts visuels soient accessibles à tous.