Les maires des Éboulements et de L’Isle-aux-Coudres placent de hautes attentes envers leur préfet dans le dossier de la reconstruction des quais. De son côté, le maire de Baie-Saint-Paul refuse toujours de se prononcer tant que les études promises par la Société des traversiers du Québec (STQ) n’auront pas été rendues publiques.
Interrogé à plusieurs reprises sur sa position, Michael Pilote a répété qu’il est impossible pour lui de se prononcer sans disposer des études promises par la Société des traversiers du Québec (STQ). Pour l’élu, ces analyses doivent servir de base à toute discussion sérieuse sur l’avenir du projet.
« À l’époque, la Ville s’était positionnée en disant que, tant qu’on n’avait pas vu d’études, on était réticents, notamment pour l’environnement et les paysages. C’est une position que la Ville a déjà exprimée. Mais comme je le dis : se positionner sans études, ça peut faire de beaux articles, mais ce n’est pas sérieux. On attend de voir les études. »
Michael Pilote rappelle d’ailleurs que les municipalités concernées doivent s’entendre sur des données concrètes, et non sur « des choix émotifs ». La STQ devait rendre publique une première version du dossier d’opportunité à l’automne 2023, ce qui n’a jamais été fait. L’organisation doit reprendre l’étude en 2026. Des nouvelles sont toujours attendues.
« On a eu des discussions, il va y en avoir d’autres. On a parlé avec la députée Mme Bourassa, et on va discuter avec le ministre de l’Environnement au cours des prochaines semaines et mois, pour échanger sur ce dossier », indique le préfet.
L’élu affirme comprendre que certains maires, notamment aux Éboulements et à L’Isle-aux-Coudres, souhaitent voir le dossier avancer plus rapidement.
« Je comprends les positions de certains, mais ce n’est pas le maire des Éboulements qui fait l’actualité. Tant qu’on n’aura pas les études, on ne peut pas avancer », dit-il, alors qu’il était questionné sur les hautes attentes exprimées par le maire, Emmanuel Deschênes.
Pour lui, la prudence est d’autant plus nécessaire que le projet pourrait représenter l’un des plus importants investissements des dernières décennies dans Charlevoix.
À la question de savoir si ce dossier pourrait devenir une « patate chaude » pour la préfecture, il répond sans détour : « Ce n’est pas une patate chaude. Je n’ai pas peur d’affronter des dossiers. Mais on ne peut pas décider sur des projets de centaines de millions sans données. »
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Posture d’une grande sagesse de la part du maire de Baie-Saint-Paul