Comme le dit l’adage, « Si on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand-chose », et l’auteur François Kearney espère que les clients et employés d’une célèbre quincaillerie de La Malbaie sauront percevoir l’humour bon enfant derrière son plus recueil Canadian Tired.
Le plus récent livre de l’auteur a tous les attributs du zine : tirage limité, couverture souple, formatage à l’avenant, mais son contenu n’en est pas moins divertissant. Divisé en quatre parties distinctes, Canadian Tired réunit des anecdotes commerciales dans quelques grandes surfaces et sur les plateformes en ligne et culmine par le récit, hilarant, d’une vasectomie pour le moins éprouvante.
Attention, messieurs en attente de la « charcuterie » : la lecture de ce fait vécu pourrait avoir une influence sur votre motivation à aller de l’avant.
D’emblée, l’auteur tient à remettre les pendules à l’heure. « J’ai exagéré beaucoup de choses ! Une grande partie du contenu a été adapté pour aller à fond dans le registre de l’humour. Il y a des choses que j’ai vécues comme tel, mais des fois, j’aurais aimé qu’un moment prenne cette tournure comique là. Il y a aussi des anecdotes qui sont des situations que j’ai observées. J’observe beaucoup et quand je me retrouve dans des situations de quiproquos, je ne me sauve pas, je regarde, je m’approprie l’instant ! », lance-t-il.
En préambule, il salue d’ailleurs la « patience inouïe » et la gentillesse des membres de l’équipe dudit magasin malbéen qui lui a fourni un chariot plein de matière première.
« Quelques visites suffisent pour comprendre que les problèmes relèvent davantage de l’ordre organisationnel qu’humain », écrit-il.
« Qui pourrait prétendre être capable de maîtriser un inventaire qui compte autant des friteuses que des balles de golf, des pneus, des sacs de terre, des bottes ? C’est le dernier magasin général ! Il n’y a pas beaucoup d’endroits comme ça où tout le monde passe à un moment ou à un autre, à moins de commander en ligne… »
D’abord presque anonyme, selon la volonté de l’auteur, la publication du recueil a été sous le feu de projecteurs inattendus quand le journaliste Dominique Tardif en a parlé à l’émission Il restera toujours la culture.
« Je ne veux heurter personne. Y’a beaucoup de fiction là-dedans, c’est inspiré de certaines situations, mais avant tout, c’est de l’humour », conclut-il.
On peut se procurer Canadian Tired, tiré à 300 exemplaires seulement, sur le site de Hurlantes éditrices ou en commande spéciale chez les Libraires.
Horizon
Horizon, des contenus marketing présentés par et pour nos annonceurs.