La saison s’ouvre aujourd’hui au Massif de Charlevoix. C’est également la journée que le syndicat des travailleurs a choisi pour dénoncer « les reculs exigés par l’employeur ».
Les négociations pour le renouvellement de la convention collective de plus de 300 travailleurs ne vont clairement pas à leur goût.
Le Syndicat des salariés du Massif Petite-Rivière-St-François, affilié à la CSN, soutient que l’employeur à une approche cherche à affaiblir leurs conditions de travail.

Aucun client de la station ne peut ignorer que des négociations sont en cours. Des drapeaux de la CSN ornent le chemin du Massif d’un bout à l’autre.
« Malgré les bons résultats vantés publiquement, l’employeur veut réduire presque à néant la possibilité de congés sans solde. L’entreprise propose de plafonner la prime de soir à 75 cents, comme si le temps en famille, la fatigue et les contraintes du travailler de soir ne valaient que des miettes », écrit-on dans un communiqué.
La présidente du syndicat, Annick Simard rappelle que l’âme de la station sont les travailleurs. «Si l’employeur se félicite de ses succès, il doit reconnaître celles et ceux qui les rendent possibles. Nos vies ne sont pas extensibles et nos conditions ne doivent pas servir de variable d’ajustement », dit-elle.
Le syndicat soutient avoir des demandes « simples et justes. L’encadrement de la sous-traitance pour protéger les emplois, augmenter les congés de maladie pour que chacune et chacun puisse se soigner sans perdre au change, améliorer les équipements de la montagne afin de travailler de façon plus sécuritaire et efficace, et réduire le nombre d’années nécessaires avant d’obtenir une semaine de vacances supplémentaire. L’objectif est clair : que l’engagement, le savoir-faire et la passion qui font la réputation du Massif soient enfin reconnus dans les conditions de travail », lit-on aussi dans un communiqué.
Pour le Conseil central Québec–Chaudière-Appalaches, l’attitude de l’employeur heurte frontalement les valeurs qu’il affiche publiquement. « Le Massif se présente comme un fleuron touristique, un lieu d’expérience exceptionnel. Cette expérience repose sur le travail de centaines de femmes et d’hommes. Exiger plus de flexibilité tout en refusant de partager équitablement les fruits de la réussite, c’est envoyer le message que l’humain passe après la performance », soutient Pierre Émond, vice-président.
Du côté de la Fédération du commerce, on rappelle que les travailleuses et les travailleurs portent la marque du Massif dans chaque interaction. « On ne bâtit pas une destination internationale avec des reculs. Investir dans celles et ceux qui créent l’expérience, c’est investir dans l’avenir de la montagne. Les membres ne demandent pas la lune : elles et ils demandent du respect, de la dignité et une part équitable des gains qu’ils génèrent », déclare Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce.
Malgré les tensions, les travailleurs demeurent déterminés à accueillir les visiteurs avec le même professionnalisme qu’à l’habitude. Ils souhaitent maintenant que leur employeur démontre le même esprit d’équipe qu’il revendique publiquement.
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Solidarité avec les travailleurs et travailleuses du Massif. Ce sont eux qui font rouler la montagne et les installations. De Sainte-Adèle dans les Laurentides.