Résidence de tourisme : pas de solution rapide 

Par Dave Kidd 5:00 AM - 5 décembre 2025
Temps de lecture :
Stéphane Simard, directeur général de Petite-Rivière-Saint-François

Des solutions rapides pour régler les problèmes connus dans des résidences de tourisme il n’y en a pas.

Une rencontre entre les directeurs généraux de Petite-Rivière-Saint-François et de Tourisme Charlevoix avec un membre du cabinet de la ministre du Tourisme du Québec a permis de bien exposer la situation et aussi de comprendre que les mesures attendues se feront attendre.

À court terme, il n’y a rien à espérer. « L’adjoint de la ministre a été franc. ‘‘avec la réglementation actuelle, on ne peut rien faire de plus’’ », a relaté Stéphane Simard le directeur général de la Municipalité.  « Les citoyens veulent des résultats. On comprend les limites. On va continuer notre travail », dit-il..

Mitchell Dion indique que le « cycle » de modifications de la loi sur l’hébergement vient de se conclure, mais qu’il n’est pas impossible que « des mesures » s’ajoutent plus tard.

Petite-Rivière-Saint-François a rappelé avoir été « au bout de ses limites ». Sa façon de faire a été saluée par le cabinet. « Je dois produire un résumé pour la sous-ministre adjointe. Ce qu’on demande, c’est une gradation des conséquences en fonction de la situation. Un ticket de la SQ pour avoir roulé à 50 km/h dans une zone de 40 km/h sera moins élevé qu’un pour avoir circulé à 150 km/h dans 90km /h », image-t-il.

« À cause de la quantité, on est le canari dans la mine. On a vu venir les affaires. La cohabitation n’est pas simple. Régionalement, il va falloir pondre quelque chose », dit-il en faisant allusion à une modification du règlement sur la qualité de vie. « Ça peut ne jamais servir dans une autre municipalité, mais si elle venait à en avoir besoin ce sera disponible », poursuit Stéphane Simard.

Mitchell Dion estime que le cabinet a bien compris l’enjeu. « Il faut aussi comprendre que Petite-Rivière connait un contexte particulier. Ce qui se passe dans cette municipalité est un signe de ce qui peut arriver ailleurs dans le futur », ajoute-t-il.

Stéphane Simard conclut en disant  qu’il s’agit  d’un problème local alors que les solutions souhaitées viennent du provincial.

S’abonner
Notification pour
guest
2 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Anne Marie Asselin
Anne Marie Asselin
2 mois il y a

On l’a échappé belle dans la Côte de l’Epervier! C’est grâce à notre vigilance et à la mobilisation des citoyens du secteur!
Merci encore…🙏

François Lessard
François Lessard
2 mois il y a

Petite-rivière est devenu le pire exemple de développement immobilier au Québec.
Le modèle à ne pas suivre par les autre régions.