Au fil de ses 50 années d’existence récemment célébrées, Tourisme Charlevoix a dû innover pour perdurer et acquérir la notoriété dont elle jouit aujourd’hui dans le paysage économique régional. Or, les besoins des visiteurs évoluent constamment et les tendances changent plus rapidement qu’il y a un demi-siècle. Pour éviter d’être en retard — voire dépassée — l’organisation n’a d’autre choix que de « rester en mouvement », évoque son directeur général, Mitchell Dion.
Aujourd’hui, l’innovation et l’adaptation en continu font pleinement partie de la culture de Tourisme Charlevoix. « On accepte pas le statu quo. On doit s’adapter aux besoins des touristes à chaque année », affirme M. Dion. Il souligne d’ailleurs l’implication du ministère du Tourisme au cours des dernières années dans ce qu’il considère désormais comme inévitable. « On doit innover pour continuer d’attirer autant de visiteur. L’industrie est importante pour la région, le gouvernement en est conscient c’est pourquoi avec nos enveloppes on a la possibilité d’investir directement dans les projets innovant pour bonifier l’expérience client, développer de nouvelles offres, ou encore faire une transformation numérique ». Le directeur général réitère également son souhait de voir les entreprises se mobiliser autour de l’innovation. Or, rappelle-t-il, « ce désir doit venir d’elles avant tout ».

IA et crise de la main-d’œuvre : un vent d’optimisme
Tourisme Charlevoix soutient que la région peut être fière de son positionnement comparativement à d’autres destinations touristiques de taille similaire. « On n’a pas les mêmes ressources que Montréal et Québec mais on est quand même avant gardiste », poursuit Mitchell Dion. Chaque année, des Rencontres tourisme et innovation sont organisées. Il y a deux ans, le thème à l’honneur était l’intelligence artificielle. « Juste là on peut constaté qu’on n’est pas en queue de peloton en innovation. On a déjà incorporé l’intelligence artificielle à nos pratiques interne pour personnaliser au mieux l’expérience de nos visiteurs et pour tenter d’avoir une meilleure approche », explique le DG.
Selon lui, l’innovation pourrait également contribuer à atténuer les difficultés liées à la main-d’œuvre. « L’innovation peut certainement permettre d’améliorer l’efficacité, on peut être plus efficient avec nos ressources, l’IA permet de valoriser le plein potentiel des personnes qui sont déjà en poste et améliorer leur performance », précise-t-il, tout en soulignant que le contact humain demeurera toujours essentiel dans l’industrie touristique.
L’innovation aurait d’ailleurs déjà permis d’atténuer certains effets de la pénurie de main-d’œuvre. « On voit la crise s’accentuer depuis plus de 10 ans. En 2020-2021 ça a atteint des sommet on a su innover et être efficient. On a adapter notre offre de services sans perdre de la qualité », démontre M. Dion.
Selon le directeur général, l’intelligence artificielle pourrait notamment pallier certains besoins plus spécialisés, comme en ressources humaines. Toutefois, les besoins en main-d’œuvre continueront d’exister. L’innovation ne saurait remplacer l’apport de l’ensemble des travailleurs de l’industrie. « On ne va pas chercher des travailleurs immigrants parce qu’ils sont “bon marché”. C’est un préjugé parce qu’au contraire, avec les complexités en immigration c’est toute un gymnastique. Ça coute plus cher en argent et en temps », nuance Mitchell Dion.
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