Bonne retraite Jacques Boivin !
Un mélange de fébrilité et d’émotions enveloppait le garage de la caserne de Baie-Saint-Paul de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec. De nombreux confrères de travail de Jacques Boivin étaient venus lui souhaiter une bonne retraite au terme d’une carrière de 36 ans.
Cette dernière journée de travail en a été une père et fils. Jacques et Marco Boivin étaient jumelés sur le 3932. Ce quart de travail a été bien calme avec seulement un appel pour le duo des Boivin.
La carrière du jeune retraité a toutefois été ponctuée d’événement marquant. Il était dans le premier véhicule à intervenir lors de l’accident de la Grande côte des Éboulements en 1997. Il a aussi été travaillé en Montérégie pour la crise du verglas et plus récemment aux feux de forêt sur la Côte-Nord.
« J’ai eu une belle carrière. J’étais prêt pour la retraite. Je la prends en pleine forme physiquement et mentalement. Je ne me suis jamais présenté au travail à reculons », dit celui qui aura travaillé avec trois générations.

Sébastien St-Cyr, directeur général, Jacques Boivin, Jean-François Gagnon, président, et Érick Tremblay, directeur régional Saguenay-Charlevoix de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec
Jacques Boivin a aussi vu l’évolution du système. Ce qui fait dire au directeur régional Charlevoix-Saguenay, Érick Tremblay, que « c’est un bâtisseur qui part. Les gars avec autant d’ancienneté ont construit le système tel qu’on le connait aujourd’hui. Ils ont défriché la trail », dit-il.

Dan Dufour et Jacques Boivin ont travaillé ensemble pendant 12 ans.
« Des appels tough j’en ai eu. L’aide professionnelle n’était pas comme celle d’aujourd’hui. J’ai eu le motton dans la gorge…il finissait par passer. En revanche, les gens sont très reconnaissants. Dans un petit milieu comme le nôtre, on revoit des gens aidés qui témoignent de leur appréciation. Ça, c’était une belle tape dans le dos », raconte-t-il.
Marco Boivin n’a jamais été poussé par son père à devenir paramédic. « Je trouvais que ça avait l’air le fun comme métier. Il m’a encouragé et a encouragé plein de paramédics. Je suis fier de lui. Il a atteint ce qu’il voulait faire. Aujourd’hui, beaucoup d’intervenants lui ont témoigné de la reconnaissance pour ce qu’il a fait », dit-il.

De nombreux collègues de travail sont venus souligner sa dernière journée de travail
Jacques Boivin est embarqué dans une ambulance pour la première fois le 24 décembre 1989 alors que le service était dispensé par les Ambulances Ménard. Il a été chef d’équipe, impliqué dans le syndicat et au conseil d’administration de la CTAQ.
Apprécié de ses collègues et du monde de l’urgence, Jacques Boivin possède aussi un bon sens de l’humour. Il avait les bons mots pour taquiner sans que ce soit blessant ou déplacé. Son calme légendaire lors des interventions l’abandonne lorsqu’il se transforme en cuisinier à la maison. Son seuil de tolérance semble bien bas lorsque trop de monde s’y retrouve pendant qu’il s’exécute, ont rapporté des témoins fiables.
Bonne retraite Jacques !
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Cher M. Jacques
Je vous souhaite une très belle retraite, pleinement méritée. Ce fut un réel plaisir et un honneur d’avoir travaillé avec vous. Merci pour votre professionnalisme, votre dévouement et tout ce que vous avez apporté au fil des années.
Je vous souhaite maintenant une nouvelle étape remplie de santé, de projets qui vous font plaisir, de repos… et de beaux moments avec vos proches.
Lucie Carré