Les habitués de cette chronique connaissent mon enthousiasme pour certains sites particuliers dans Charlevoix, sites qui sont exceptionnels pour y observer différentes espèces d’oiseaux pendant les douze mois de l’hiver.
Dans Charlevoix, le parcours des Berges de Clermont ainsi que L’Isle-aux-Coudres sont deux endroits qui comblent toujours les attentes des observateurs, peu importe la météo et le moment de l’année.
Le troisième site qui répond aux attentes des observateurs québécois est Saint-Irénée. Depuis des décennies, ces derniers arrêtent à la plage pour y admirer une grande variété d’oiseaux de mer et de rivage. L’embouchure de la rivière Jean-Noël permet d’observer 160 espèces différentes d’oiseaux, selon le mois de l’année. (La médaille d’Or revient à L’Isle-aux-Coudres où on y a recensé environ 230 espèces. À Clermont, c’est également 160.)
Saint-Irénée offre différents milieux d’observation, tous très rapprochés, ce qui permet à l’observateur pressé d’explorer à pied l’ensemble du territoire en environ 2-3 heures. La plage, la zone d’estran, les falaises abritant corbeaux et faucons pèlerin, la forêt et les champs du Domaine Forget, et le sentier forestier de la rivière Jean-Noël qui permet de rejoindre le belvédère de la chute de la rivière Jean-Noël et les terrains municipaux parsemés de banc publics. Une belle boucle. Mais tous les observateurs ne sont pas nécessairement pressés. Ainsi, en incluant le quai et la visite des terrains du Domaine Forget, et possiblement un repas au casse-croute ‘Chez Ginette ou au restaurant le SAINTI, on passe facilement une journée à poursuivre les oiseaux à Saint-Irénée.

Saint-Irénée est également la municipalité qui a donné naissance, il y a 27 ans, à la Société d’Horticulture, d’Ornithologie et d’Écologie de Charlevoix, la SHEC
Il était donc normal que la SHEC développe une entente avec le conseil de ville pour rendre Saint-Irénée encore plus accueillant pour les oiseaux et intéressant pour les observateurs. En juin dernier, la mairesse Odile Comeau et ses conseillers adoptent une résolution afin de doter le village et ses citoyens de plusieurs dizaines de nichoirs.
Suite à la décision de la mairesse de ne pas renouveler son mandat pour une troisième fois, (Elle s’est dévouée à sa municipalité pendant 12 ans, merci…) c’est Michel Gauthier qui a repris le flambeau. Lui aussi souhaite que les oiseaux deviennent une caractéristique reconnue de la municipalité qui figure parmi les plus beaux villages du Québec. D’ailleurs, Saint-Irénée fait partie depuis 1 an du club sélect des 45 plus belles baies au monde.
Ainsi le premier conseil de ville du maire Gauthier, tenu en début novembre, a adopté par résolution que 40 nichoirs d’hirondelles bicolores et de merlebleus seront offerts aux citoyens cet hiver. Pour cette première étape, environ 30 autres nichoirs seront également installés sur les espaces publics. Les poteaux sont d’ailleurs déjà plantés grâce au travail de Patrice Girard et de son équipe. Lors d’une sortie avec Patrice pour identifier les sites potentiels pour l’installation de poteaux / nichoirs, force fut de constater que le territoire permettra d’en installer beaucoup plus lors des prochaines étapes.
Mme Ginette Gauthier, directrice générale du Domaine Forget, a accepté avec empressement que des nichoirs soient installés près de l’église, devant la halte pique-nique, et entre l’église et l’école primaire. Ces espaces appartiennent au Domaine et sont très fréquentés par tous ceux qui recherchent un peu de tranquillité et beaucoup d’émerveillement face au spectacle de la baie et au fleuve.
Le maire Gauthier est solidement appuyé par Mme Alexandra Simard, directrice générale, et son adjoint Jean-Philippe Fleury. Ces derniers s’assurent que le projet de déploiement des nichoirs se fasse rondement et que les citoyens sont bien informés. Ils ont d’ailleurs déjà prévu une conférence sur les oiseaux de Saint-Irénée pour cet hiver. Ils vont de plus inclure une chronique ornithologique régulière dans le bulletin municipal, chronique spécifique à la municipalité et ses oiseaux.

Et pour terminer sur le thème de la spécificité, le conseil de ville a adopté par résolution de faire du GARROT D’ISLANDE l’oiseau officiel de la municipalité. Pourquoi le garrot d’Islande ? Parce que Saint-Irénée est LE lieu de rencontre hivernal de cet oiseau remarquable qui passe ses étés dans la toundra québécoise. En novembre, alors que le gel s’empare des lacs nordiques, c’est par centaines que cette espèce grandement menacée fait de la baie de Saint-Irénée son refuge pour les 6 à 7 prochains mois. La baie procure protection, calme et nourriture à ce survivant qui depuis environ 15 ans fait un retour significatif grâce, vous l’avez deviné, à des nichoirs à Garrots d’Islande qui sont installés par des amateurs bénévoles de la Basse Côte-Nord. Lorsque vous voyez un groupe d’observateurs, caméra au cou et trépied sur l’épaule, bien installés dans la neige près de l’embouchure de la rivière ou sur la plage, par une matinée glaciale de janvier, il s’agit d’amateurs qui viennent d’un peu partout au Québec pour observer cet oiseau assez unique.

Il est important de le souligner lorsque toute une communauté s’unit pour donner un coup de pouce à la nature. Il en va de notre environnement, de notre qualité de vie, de notre patrimoine avifaune.
Bravo à Saint-Irénée.
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