Le temps était gris à La Malbaie vendredi après-midi. Rendu au Mont Grand-Fonds : c’était l’hiver alors qu’il neigeait. Dans un petit bureau de la station de ski, il y avait deux hommes fébriles et animés par le début de saison et l’impact de l’impact de la Compagnie des montagnes de ski du Québec jusqu’ici.
Arrivé dans la région en septembre 2023, Christian Mars commence à déployer son plan qui reçoit un bel accueil. Son plan est d’en offrir plus sans faire d’argent additionnel des poches de ceux qui fréquentent les stations que possède ou gère sa compagnie. « On a déjà eu des commentaires de clients qui sont heureux de voir leur billet de saison leur donner un accès aux trois autres montagnes », dit-il.
Dans l’industrie du ski, on s’intéresse à son plan qui vise ultimement à faire du Québec une destination ski. « Moi, je suis un opérateur professionnel de remontées mécaniques. Ce n’est pas le cas de tous dans notre industrie. Ce sont les billets de ski qui couvrent les investissements dans une station. Je n’œuvre pas dans l’immobilier. Plus on sera de stations, meilleur sera notre pouvoir d’achat », continue-t-il
Il poursuit en disant « qu’une seule station, ça ne fonctionne plus. Je suis d’un naturel patient et résilient. Mon modèle est bon. Au Québec, chaque station possède ses charmes et ses atouts. La nature et les grands espaces, ça parle beaucoup ».
Christian Mars aussi parle beaucoup. Il ne cache qu’il pourrait être intéressé par le Massif de Charlevoix. Ne partons pas en peur personne, il n’est pas en train d’élaborer des plans pour la station de Petite-Rivière-Saint-François. « Si mon téléphone sonne, j’écouterai », dit-il. C’est un peu la même réponse qu’il donne lorsqu’on lui demande quel sera son prochain projet. « Je suis ouvert à des acquisitions, à la gestion ou à des ententes commerciales », précise-t-il.

La nouvelle remontée est une « Ferrari fiable », lance le directeur général de la station Sébastien Tremblay.
D’après son estimation, 90 % des 70 stations de ski du Québec verront bientôt leurs équipements arriver à la fin de leur vie utile. « Je ne crois pas que tous survivront. Les plus compétents oui », analyse l’homme d’affaires qui s’est retrouvé dans le plus important blogue sur le ski aux États-Unis en étant présenté comme le père Noël. Une phrase qui venait du maire de La Malbaie pour souligner son impact sur le Mont Grand-Fonds.
20 M$ et encore des projets
Il a investi jusqu’ici 20 M$ au Mont Grand-Fonds. Les 20 nouveaux chalets ne seront pas accessibles cet hiver. « On a choisi le chemin le plus difficile. On a voulu couper le moins d’arbres possible. C’est donc plus long à construire. On protège la forêt. On ne fait pas un Disneyland », poursuit Christian Mars.
L’hôtel d’une cinquantaine de chambres demeure dans les plans. Sa localisation fait présentement l’objet d’une analyse. Il sera situé soit en forêt ou à proximité du chalet principal.
La luge est aussi en analyse. En fait, les autorités du Mont Grand-Fonds réfléchissent au potentiel du sommet en été. Le belvédère au lac Gravel va se faire, des pistes de vélo de montagne également. « On voudrait attirer des gens qui passeraient 2,3 et même 5 heures et qui pourraient vivre des sensations fortes comme avec une tyrolienne », mentionne le directeur général de la station Sébastien Tremblay.
L’objectif est de faire 100 000 visites annuelles au Mont Grand-Fonds.
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