Deux nouvelles expositions cet hiver au MACBSP
Gabrielle Bouchard, directrice générale du MACBSP, l'artiste Jannick Deslauriers et Maéli Leblanc-Carreau du Musée d'art de Joliette.
Le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (MACBSP) accueille, dans le cadre de sa programmation hivernale, deux expositions qui invitent à réfléchir aux seuils physiques, mémoriels et sociaux façonnant notre expérience du monde.
«Ces deux expositions, bien que distinctes, accordent toutes deux une place fondamentale à l’expérience humaine et offrent au public une immersion dans des espaces sensibles où se croisent vulnérabilité, résilience et transformation », explique la directrice générale du MACBSP, Gabrielle Bouchard.
En intégrant à Seuils des composants comme le polyéthylène, l’acier, la cire d’abeille, le silicone et la poussière, Jannick Deslauriers élargit plus que jamais son vocabulaire sculptural en s’éloignant des textiles habituels avec l’exposition Seuils. L’artiste originaire de Joliette approfondit ici sa réflexion sur la relation entre protection, vulnérabilité et transformation.

Le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul coproduit cette exposition avec le Musée d’art de Joliette. Une première depuis les débuts de l’institution charlevoisienne. « La situation des musées est assez précaire actuellement, donc on travaille de plus en plus ensemble à mettre nos forces ensemble afin de s’épauler. […] On souhaite que ça inspire d’autres musées aussi à travailler de la sorte », explique Mme Bouchard.


« J’avais hâte qu’on l’utilise tout le volume de la grande salle parce que, souvent, on s’en tient au mur avec quelques sculptures, mais là, on peut dire qu’on utilise la pièce à son plein potentiel », avoue celle qui est aussi conservatrice en chef du musée.
Dessiner le monde depuis ma fenêtre examine quant à elle les potentialités et les paradoxes du foyer. Elle met en lumière les correspondances entre les pratiques des artistes et fait écho, en filigrane, aux thématiques explorées dans Seuils de Jannick Deslauriers.

Les œuvres de Maude Arsenault prennent une posture critique vis-à-vis de l’assignation du rôle domestique aux femmes, et proposent de déconstruire puis de réinventer les modèles imposés. JJ Levine dévoile avec finesse les intérieurs qui accueillent des identités queer, révélant l’importance du domicile comme espace de sécurité et d’affirmation. Caroline Monnet s’approprie pour sa part les matériaux de construction afin d’imaginer un futur porté par des identités autochtones fortes et fières.
Les deux expositions seront proposées jusqu’au 31 mai 2026.
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