« On mettra beaucoup d’énergie » : Duhaime vise Charlevoix–Côte-de-Beaupré en 2026
Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, lors d’un entretien avec le journaliste Jérôme Gagnon ce mercredi.
Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, confirme que Charlevoix–Côte-de-Beaupré fera partie des circonscriptions ciblées par sa formation en vue de l’élection de 2026. Son parti y avait obtenu un résultat « très solide » en 2022, particulièrement dans les secteurs les plus proches de Québec, affirme-t-il.
Interrogé sur le processus de désignation et sur les plans du parti dans la région, Éric Duhaime précise qu’aucune candidature officielle ne sera annoncée avant le début de l’année 2026.
« On va avoir un congrès à la fin janvier où on va adopter notre programme électoral. On présentera ensuite notre plateforme quelques mois plus tard. Avant ça, il n’y aura aucun candidat. On va commencer graduellement à en annoncer à compter du congrès », annonce-t-il.
Le chef conservateur rappelle que le parti compte déjà des associations actives dans la quasi-totalité des circonscriptions du Québec. Ces organisations locales jouent un rôle clé dans le choix des candidatures.
« On a la chance d’avoir 115 ou 116 associations bien vivantes. Elles vont faire des recommandations au comité de sélection des candidats. Je siège sur ce comité, mais d’autres membres y sont aussi. Dans la mesure du possible, on va s’entendre avec l’association locale. S’il y a plusieurs candidatures, il y aura une investiture », dit-il.
Il révèle également qu’au moins une personne a déjà manifesté son intérêt pour Charlevoix–Côte-de-Beaupré, sans donner davantage de détails.
Éric Duhaime soutient que la formation entend concentrer des efforts particuliers sur le territoire, convaincue de son potentiel électoral.
« C’est sûr que ça va être une circonscription dans laquelle on va mettre beaucoup d’énergie. On a fait un très bon score la dernière fois, surtout dans la partie ouest, plus proche de Québec et sur la Côte-de-Beaupré. On veut gagner ce comté-là », affirme-t-il.
Enjeux agricoles : Duhaime critique la taxe carbone
Le chef du PCQ s’est aussi montré particulièrement critique à l’égard du coût de la taxe carbone pour les producteurs agricoles, un sujet « extrêmement sensible » selon lui dans Charlevoix et sur la Côte-de-Beaupré.
« La première chose que les agriculteurs me parlent, c’est la taxe carbone. L’UPA estime que ça coûte environ 7 000 $ par producteur. On est les seuls au Canada qui continuent à payer ça. En Ontario ou au Nouveau-Brunswick, ils ne paient pas une cenne. C’est un désavantage incroyable », affirme-t-il.
Duhaime considère que Québec pourrait corriger la situation « d’un simple coup de crayon », mais juge que le gouvernement attend pour des « calculs électoraux ».
« Je pensais que ce serait dans la mise à jour économique de cette semaine. Ce n’est pas là. Peut-être qu’ils gardent ça pour se donner des nananes politiques. Pendant ce temps-là, ce sont nos agriculteurs qui souffrent. L’industrie du bois aussi souffre, l’industrie forestière souffre énormément. Et les automobilistes, les consommateurs… ça a un impact sur l’inflation et le panier d’épicerie. »
Il rappelle que le Québec a actuellement l’inflation la plus élevée au pays, ce qu’il associe en partie au maintien de cette tarification.
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