Projet Foothills : Vior ne ferme pas la porte

Par Emelie Bernier 5:00 AM - 22 novembre 2025 Initiative de journalisme local
Temps de lecture :

Le territoire du projet Foothills se situe au nord de Saint-Urbain. Le titane et le phosphate étaient dans la mire du partenaire Niobay qui a cependant renoncé à son option sur le projet pour se concentrer ailleurs. Image Istock

La Société Vior, détentrice des claims concernés par le projet de mines de titane Foothills largué récemment par son partenaire Niobay, ne ferme pas complètement la porte à l’exploration minière dans le secteur.  

« L’entente que nous avions avec Niobay, c’était une option, c’est-à-dire l’option d’acquérir un certain pourcentage du projet, en contrepartie de dépenses d’exploration. Niobay avait 3 ou 4 ans pour rencontrer ses obligations et nous signifier s’il souhaitait poursuivre ou pas. Ça arrivait à échéance et officiellement, ils ont envoyé la note qu’il sortait de l’option, c’est-à-dire que le projet est retourné à 100 % à Vior », résume Pascal Simard, vice-président exploration chez Vior. La Société Vior elle-même n’est pas intéressée à poursuivre elle-même l’exploration, tout en demeurant détentrice des claims.

« La stratégie a changé un petit peu chez Vior en début d’année. Notre focus est sur les projets aurifères », ajoute M. Simard. Le projet phare de Vior se trouve en Abitibi.

Pour Foothills, la porte demeure entrebâillée. « On est ouvert à trouver un nouveau partenaire éventuellement pour Foothills. La notice d’abandon étant plutôt récente, on n’a pas commencé activement à chercher », précise-t-il.

Pascal Simard, vice-président exploration chez Vior. Photo: site web de Vior

Les résultats des premiers travaux d’exploration étaient « intéressants ». « Il restait encore beaucoup de prospection et d’exploration à faire. C’est des processus qui prennent du temps. Ça peut durer de 10 à 15 ans. »

Le projet arrive avec une certaine charge, ce que M. Simard ne nie pas. La proximité du parc des Grands-Jardins et l’avis défavorable des deux MRC ne sont pas des données négligeables. Est-ce suffisant pour dissuader un partenaire potentiel ? « C’est sûr que c’est un milieu sensible. Comme tout projet, il y a des contraintes électorales, il y a des contraintes communautaires. Après ça, ça fait partie du processus d’évaluation. Si une compagnie est intéressée, il y aura ce risque-là à évaluer. »

Il estime que Jean-Sébastien David et Niobay ont bien fait leur devoir.

« On est au courant du travail qu’il a fait dans les années passées du point de vue d’informer les communautés. Il a fait de bonnes choses. Il a été très présent. Après, il faut voir si ça se peut, avoir une cohabitation avec tous ces éléments-là. »

Impossible de dire quand et même si une autre minière s’intéressera au projet Foothills.

« Les projets qui vont se rendre au développement et en production, c’est moins de 0,1 % sur tous les projets d’exploration. En ce qui concerne Foothills, c’est sûr qu’on ne retourne pas nécessairement à la case départ parce que les travaux qui ont été faits par Niobay dans les dernières années ont fait avancer le projet. C’est sûr que si, par exemple, on souhaitait mettre un nouveau partenaire, ça viendrait avec une nouvelle approche. »

Trop tôt, donc, pour danser sur les cendres du projet Foothills.

« Non, le projet n’est pas mort et enterré. Disons qu’il est sur la glace en attendant que quelqu’un vienne le repêcher », conclut Pascal Simard.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires