Sitec célèbre 50 ans d’exploitation à Saint-Urbain

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Par Jérôme Gagnon 5:00 AM - 17 novembre 2025
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Courtoisie

La mine de Sitec Quartz, près du Petit lac Malbaie.

Depuis 1975, Sitec Amérique du Nord exploite avec fierté une carrière de quartz située au Petit lac Malbaie, dans la région de Charlevoix, ainsi qu’un second site du même type à Fermont, dans le Nord québécois.


Cinquante ans plus tard, l’entreprise s’impose comme un acteur industriel stable et discret, dont les retombées économiques dépassent largement les frontières de Saint-Urbain.

L’histoire de Sitec est d’abord celle d’une entreprise enracinée dans son milieu. Le site charlevoisien, actif depuis cinq décennies, est aujourd’hui mené notamment par Tommy Sullivan, vice-président des opérations depuis deux ans.


« Avant, j’étais directeur du site de La Malbaie. Maintenant, je gère les deux sites au complet au niveau des opérations minières », explique-t-il.

Les sites de Saint-Urbain et de Fermont comptent environ 125 employés à temps plein. À cela s’ajoute un vaste réseau de partenaires régionaux : transporteurs, fournisseurs de carburant, entreprises de mécanique, quincailleries et services spécialisés. « On peut facilement doubler le nombre de personnes qui travaillent avec nous conjointement en support », souligne M. Sullivan.

Une ressource d’exception

Le quartz extrait dans Charlevoix est reconnu pour sa pureté. « On est pas mal le dépôt le plus grand en termes de ressources en Amérique du Nord », précise le dirigeant. Le gisement local affiche une teneur d’environ 99 % de silice, ce qui en fait un produit rare et recherché sur le marché mondial.

On aperçoit ici la cavité d’extraction et des piles de stockage de différentes qualités de silice.

Cette qualité constante permet à Sitec de collaborer depuis des décennies avec les mêmes partenaires industriels, notamment au Saguenay et à Trois-Rivières.

Le quartz charlevoisien est expédié vers des installations spécialisées où il est transformé à plus de 3 000 °C pour produire du silicium métal ou des matériaux destinés à la fabrication de comptoirs et d’équipements électroniques.

Une approche responsable

Implantée au cœur d’un environnement sensible, l’entreprise dit miser sur la cohabitation.


« On travaille conjointement avec les gens du territoire, les communautés autochtones, les chasseurs, les pêcheurs, les villégiateurs. C’est une belle symbiose qu’on veut garder », affirme M. Sullivan.

La réglementation environnementale s’est resserrée au fil des ans, notamment avec la protection du caribou forestier. Sitec dit s’y adapter sans compromettre la pérennité de ses opérations, un équilibre rendu possible par la stabilité de son équipe et l’expérience acquise sur le terrain.

Un gros joueur

L’entreprise joue un rôle structurant dans la région, autant pour l’emploi que pour la formation.


Tommy Sullivan, originaire de la région, a lui-même commencé à la mine comme travailleur étudiant. Aujourd’hui, il cherche à transmettre cette passion aux jeunes.


« On fait beaucoup de sensibilisation dans les écoles. Charlevoix, à la base, ce n’est pas un endroit minier. Alors on essaie de montrer que ce secteur offre aussi des carrières intéressantes. »

Sitec combine postes permanents et saisonniers, selon les périodes de production. L’usine, qui fonctionne à l’année, emploie des mécaniciens, des électriciens, des soudeurs et des planificateurs industriels.

Elle emploie également quelques travailleurs étrangers logés à Saint-Urbain et propose des quarts de travail flexibles, incluant le modèle fly-in fly-out pour Fermont.

Sortir de l’ombre

Malgré son importance économique, Sitec demeure peu visible dans le paysage régional. M. Sullivan reconnaît que cette discrétion a longtemps fait partie de la culture de l’entreprise, mais que les temps changent.


« On essaie d’être un peu plus impliqué, dit-il. On veut être plus supportés qu’on l’était. On commence à être sur la map. »

L’entreprise souhaite désormais mieux faire connaître son apport à la région et se rapprocher de la communauté.

« C’est important de montrer ce qu’on fait. On ne peut pas juste miner de la pierre », résume le vice-président.

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