Après un été trop chaud, les tribunaux

Par Dave Kidd 4:50 AM - 12 novembre 2025
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Ne parlez pas de l'été dernier à Alain Bertrand. Pour lui, ce fut un calvaire, raconte-t-il.

Alain Bertrand a passé le pire été de sa vie. Sa résidence neuve du chemin de la Martine à Petite-Rivière-Saint-François est pratiquement adossée à une résidence de tourisme, du chemin Pierre-Perrault, où les soirées ont été particulièrement bruyantes.

Il en a assez et a entrepris des recours contre le propriétaire de la résidence et la Municipalité. Le contribuable veut la paix et il compte bien l’avoir et ce peu importe ce que ça lui en coûtera.

D’après ce qu’il raconte, avec des preuves audios à l’appui, il a été constamment « invité » aux partys d’à côté.  Il serait beaucoup plus simple d’écrire ce qu’il n’a pas vécu que de copier la liste des inconvénients qu’il dit avoir subis.

Des spas jusqu’à tard dans la nuit, musique excessive, insultes, ont été son lot cet été.  Il a multiplié les appels à la Sûreté du Québec et auprès de la Municipalité.

« La pire fin de semaine a été celle des 18 et 19 septembre », raconte-t-il. « J’ignorais qu’il y avait ça quand j’ai bâti ma maison. Ça avait l’air d’un coin bien tranquille », poursuit-il.

Au départ la relation entre le propriétaire de la résidence de tourisme et le résident était bonne. « À partir du moment où je suis allé cogner à la porte, les choses ont changé. On n’a plus eu de contact », dit le contribuable qui reconnait avoir fait quelques petites erreurs de son côté également.

Il témoigne que la police s’est déjà présentée à trois reprises pour faire cesser le bruit. « Un moment donné, il y en a même un qui jouait à Tarzan sur un balcon », s’est-il souvenu. « ‘‘T’as juste à déménager ou Mets-toi des bouchons’’ j’ai eu ça comme réplique de la part d’occupants alors que je demandais de baisser le volume »,raconte-t-il

Le bruit est censé cesser à 23h. « Pourquoi j’entends crier à 4h du matin ? », demande-t-il.  « Les gens viennent ici pour faire le party. C’est assez évident », continue Alain Bertrand.

Ces voisins seraient aussi tannés de la situation. « Les règlements municipaux n’ont pas évolué à la même vitesse que la problématique », croit-il. « On dirait que peu importe vers qui je me tourne, personne ne peut prendre les moyens de régler le problème », dit le contribuable.

Après un été dont il se serait passé, il a mandaté son avocat pour qu’il entreprenne des recours contre le propriétaire de la résidence de tourisme et contre la Municipalité. Une mise en demeure a été envoyée comme première étape. Il demande entre autres au propriétaire de la résidence d’installer le spa dans un endroit fermé.

Le propriétaire se défend  

Pascal Bernier se défend bien de louer une place à partys. « Tout s’est toujours bien passé depuis 5 ans. C’est en juin dernier que ç’a commencé », dit-il.

« Mes règles sont strictes. Je laisse des messages aux invités. J’ai des pancartes indiquant le couvre-feu. C’est mon chalet, je fais attention à mes choses. Je ne loue pratiquement jamais à des personnes de moins de 23 ans et je m’informe sur qui loue. J’ai aussi déjà refusé de louer », précise-t-il.

Il mentionne avoir été informé des débordements « après ». Il confirme également avoir reçu un constat d’infraction qu’il entend contester.

Le propriétaire confirme aussi avoir réduit le nombre de personnes maximal qui veut louer sa résidence.

Pascale Bernier souligne avoir muni sa propriété d’un sonomètre pour le bruit et de caméras de sécurité. « Je veux conserver une bonne relation avec la Municipalité. J’ai fait ce qu’il fallait. Je ne jette pas d’huile sur le feu. La compagnie en charge de la sécurité à mon cellulaire et peut de m’aviser s’il se passe quelque chose », continue-t-il.

« Je comprends le voisin, mais je veux m’améliorer. Je veux qu’il soit bien et heureux », dit-il aussi.

Il mentionne aussi qu’avant cet été il n’avait pas entendu parler de rien de la part des autres voisins de sa propriété.

Pascal Bernier croit que des zones réservées aux résidences de tourisme auraient dû être prévues dans le développement de Petite-Rivière-Saint-François.

Il trouve  aussi très surprenant que la réglementation interdise la construction d’une résidence de tourisme à moins de 75 mètres d’une résidence privée alors que l’inverse est permis.

La Municipalité et Tourisme Charlevoix ont aussi des choses à dire sur le sujet.

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