Le nouveau maire de Saint-Irénée, Michel Gauthier, s’étonne d’avoir appris par les médias que le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) avait octroyé un mandat de 1,8 M$ à WSP Canada pour préparer les plans et devis de la future traverse d’agglomération.
C’est à la suite de la parution d’un article du Charlevoisien que Michel Gauthier a pris connaissance du dossier.
« On l’a appris par les journaux », affirme M. Gauthier, visiblement surpris. « On a communiqué avec le ministère pour comprendre ce qui s’est passé, et on nous a assuré que ça devrait se corriger. »
Le maire compte maintenant sur une rencontre prochaine avec le MTQ pour obtenir des explications sur le projet et ses étapes à venir.
« On va attendre d’avoir une rencontre avec le ministère. C’est à ce moment-là qu’on saura vraiment où on s’en va et quels seront les impacts pour la municipalité. »
Le contrat de conception, d’une durée de cinq ans, prévoit la réalisation de l’avant-projet, des plans et devis préliminaires et définitifs, ainsi que l’accompagnement technique pendant les travaux. Le secteur concerné, du pont de la rivière Jean-Noël jusqu’à la rue de la Rivière, s’étend sur environ 950 mètres et comporte plusieurs enjeux : passages étroits, réseaux souterrains vieillissants et sécurité piétonne.
Michel Gauthier estime essentiel que le projet tienne compte de l’identité du village. Il ajoute que les discussions devront aussi inclure la modernisation des infrastructures municipales sous la chaussée. Le maire espère également que le trottoir prévu dans les plans demeurera aux frais du ministère.
Quant à l’impact des travaux sur la circulation, Michel Gauthier reconnaît que le chantier entraînera des perturbations.
« C’est sûr qu’il va y avoir des inconvénients. Quand on dit travaux, on dit inconvénients. Mais il faudra prévoir des voies de contournement, surtout près de l’école. »
Pour l’instant, ni l’échéancier ni le coût global des travaux ne sont connus.
« On va attendre de voir les soumissions finales avant de se prononcer. Ce qu’on sait, c’est qu’on parle de plusieurs millions de dollars pour l’ensemble du projet. »
En mai dernier, l’ancienne mairesse Odile Comeau estimait déjà que la facture finale atteindrait plusieurs millions.
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«L’apprendre par la bande»…
Ça, ça ne devrait pas être le Modus Operandi pour réaliser la planification des projets structurants d’importance pour une municipalité québécoise au 21e siècle. Quelque soit sa taille, petite ou grande.
Tous les intervenants concernés doivent faire partie intégrante des étapes de la planification. Du début jusqu’à la fin. Point. Sinon, le projet est voué à l’échec presque certainement. Comme le rejet du projet gouvernemental de réforme du nouveau régime forestier «Triade» l’a bien illustré dernièrement. L’acceptabilité social ne sera pas au rendez-vous.
Ce n’est pas de l’angélisme que de procéder de cette façon. Plutôt, c’est tout simplement de planifier selon les règles de l’art, avec les partenaires impliqués, de façon transparente et en continu.