LM Communication sait se réinventer depuis six décennies. L’entreprise, qui a d’abord fait sa marque dans la vente d’appareils photo avant de se tourner vers les téléphones intelligents, mise aujourd’hui sur la réparation de téléphones et de composantes électroniques. À la tête de cette transformation, Antoine Berthiaume, fils de Richard et petit-fils de Gilles, perpétue une tradition familiale d’adaptation et d’audace. À travers les époques et les révolutions technologiques, LM Communication a toujours su traverser les tempêtes en restant en mouvement.

La reprise entrepreneuriale, c’est le chemin qu’Antoine Berthiaume a choisi. La transition s’est étalée sur plusieurs années, et le flair du jeune entrepreneur a rapidement porté ses fruits. Après un parcours en soudure, il a décidé d’unir sa passion pour le travail manuel à des compétences en réparation de téléphones. Il s’est joint à l’équipe de son père en 2015, et ce sont les demandes répétées de la clientèle qui lui ont mis la puce à l’oreille.

« On avait trois ou quatre clients par jour qui nous appelaient pour savoir si on faisait la réparation de téléphones. À l’époque, j’étais toujours déçu de répondre que nous ne l’offrions pas. (…) J’ai toujours été quelqu’un qui aime les défis, alors j’ai acheté plusieurs téléphones endommagés, suivi une petite formation, puis j’ai cherché des moyens de faire mentir ceux qui, à l’époque, disaient que c’était impossible. »
Selon Simon Charbonneau, directeur des communications et des affaires publiques chez Repreneuriat Québec, « pour qu’une transition entre les propriétaires et le repreneur se passe bien, il doit y avoir de l’écoute et du soutien des deux côtés ».
Antoine Berthiaume abonde dans le même sens : « Depuis sa fondation, l’entreprise a toujours été dans la vente de produits — appareils photo, téléphones intelligents et accessoires — mais on s’est récemment rendu compte que la compétition était trop forte, surtout avec l’arrivée des géants du web. Alors on a dû se réinventer. C’est de cette réflexion commune que la vente de services de réparation a pris tout son sens. »
Mieux vaut prévenir que guérir
Cette vision entrepreneuriale intrépide et avant-gardiste est la pierre angulaire de LM Communication depuis sa fondation. Évoluer dans le secteur technologique demeure un défi constant, avec ses innovations à répétition et l’arrivée de l’intelligence artificielle. Selon Antoine Berthiaume, c’est la réparation qui a permis à l’entreprise de consolider sa position.
« J’ai officiellement repris l’entreprise une journée avant le confinement lié à la COVID-19. Heureusement, les commerces de réparation ont pu rester ouverts parce qu’ils ont été considérés comme des services essentiels. On a aussi pu bénéficier des programmes d’aide offerts. »
Marilyn Tremblay, directrice générale de la SADC Charlevoix–Côte-de-Beaupré-Île-d’Orléans, se souvient de cette période : « C’était une époque très difficile pour toutes les entreprises. Certains secteurs ont été plus frappés que d’autres. Mais ce n’était effectivement pas le bon moment pour entamer une reprise. » À l’époque, les programmes de financement ciblaient peu les repreneurs, contrairement à aujourd’hui.
Dix ans plus tard, la réparation de téléphones et d’appareils électroniques représente désormais 80 % du chiffre d’affaires de LM Communication, contre à peine 10 % auparavant. Et l’énergie d’Antoine Berthiaume ne montre aucun signe d’essoufflement.
« Je suis hyperactif, curieux et j’aime apprendre dans différents domaines. Actuellement, on travaille sur de nouveaux projets et on souhaite élargir nos services à d’autres types de composantes. »
Selon lui, la clé du succès repose sur l’écoute et le partage : « C’est en discutant entre entrepreneurs, en cherchant des solutions aux défis à venir et en échangeant sur nos expériences qu’on avance. » Antoine prévoit d’ailleurs offrir des formations en réparation de téléphones dès janvier 2026.
Qui reprendra le travail de nos bâtisseurs ?
Selon Repreneuriat Québec, environ 50 000 entreprises devront être cédées d’ici cinq ans dans la province. Ce constat est d’autant plus préoccupant que, selon la Fédération des chambres de commerce du Québec, les PME représentent près de 80 % des emplois du secteur privé. Ces entreprises offrent des services essentiels à la population et maintiennent la compétitivité des marchés, ce qui contribue à réguler les prix.
Pour Simon Charbonneau, la reprise d’entreprise demeure une occasion sous-estimée : « La reprise entrepreneuriale est bien moins risquée qu’un lancement ou une start-up. L’entreprise existante a déjà une clientèle, des fournisseurs, une réputation et un fonctionnement établi. Le rachat de ces PME est aussi beaucoup plus intéressant en matière de remboursement d’emprunt, puisque les chiffres sont plus prévisibles. »
Même son de cloche du côté de la SADC. Marilyn Tremblay rappelle que « chaque fois qu’un transfert d’entreprise n’est pas effectué, c’est une perte de richesse pour la collectivité et une possible perte d’emplois qui en découle ».
Aujourd’hui, plusieurs programmes de financement soutiennent les repreneurs. Et, selon Repreneuriat Québec, la planification demeure le meilleur gage de réussite d’une reprise.
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Bravo pour la relève. On l’aime déjà.