Des médecins interpellent la députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Kariane Bourassa, au sujet du projet de loi 2 sur la réorganisation du réseau de la santé. Celle-ci affirme multiplier les échanges avec eux, tout en assurant qu’aucun départ de médecin n’a été confirmé dans la région.
« Oui, des médecins me rencontrent, et c’est l’objectif aussi : les représenter. Je veux savoir leur point de vue par rapport à ça », a indiqué Mme Bourassa.
Le Dr Marc-André Amyot, président de la FMOQ, a indiqué en entrevue au FM Charlevoix que le projet de loi 2 pourrait inciter certains médecins de Charlevoix à quitter la région.
La députée explique avoir fait le point avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale la semaine dernière.
« Il n’y a pas de médecins présentement qui ont officiellement annoncé qu’ils allaient quitter », a-t-elle précisé.
Selon Mme Bourassa, certaines mesures issues du projet de loi 2 se font déjà sentir sur le terrain.
« J’ai été appelée par une infirmière praticienne spécialisée (IPS) qui va me prendre comme médecin de famille. C’est ça qu’on veut faire avec la loi maintenant : les IPS vont pouvoir prendre en charge des patients », a-t-elle mentionné.
Elle estime que ces ajustements permettront de faciliter l’accès aux soins pour la population.
« Avant, c’était un rendez-vous pour un bobo. Moi, c’est ça qui m’est arrivé avec mon fils : il fallait deux rendez-vous parce qu’ils ne pouvaient pas traiter deux choses en même temps », a-t-elle illustré.
Kariane Bourassa soutient que le projet de loi vise avant tout à revoir les pratiques dans le réseau.
« Ce n’est pas toujours de remettre de l’argent, parce que ce n’est pas ça la solution. À un moment donné, il faut changer aussi les façons de faire », a-t-elle conclu.
La députée dit poursuivre ses rencontres avec les professionnels du milieu médical.
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