Loger ses employés n’a jamais été aussi simple

Par Félix Côté 5:00 AM - 7 novembre 2025
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«On a plus de logements que de membres pour le moment », affirme Isabelle Blanchard, présidente de la coopérative de développement immobilier, faisant référence au projet de 24 unités sur la rue John-Nairne, à La Malbaie, actuellement en construction.

TypologieNombre d’unitésLoyer
Studio10664 $
3 et demi8807 $
4 et demi61012 $
Total24
Le prix inclus Internet et électricité. Les prix incluent également un rabais appliqué pour les membres.

La coopérative cherche actuellement des membres : des entreprises qui désirent loger leurs employés. «On sait que les entreprises ont de la difficulté à avoir de la rétention de personnel dans la région en raison de la crise du logement actuelle. Ce qu’on souhaite c’est leur offrir une option dans lequel le risque que n’importe quel propriétaire doit assumer soit réparti entre tous les membres de la coopérative », poursuit le trésorier de la coopérative, Jeremi Forgues

Chaque membre pourra avoir son logement attribué et réservé pour son ou ses employés. Les locataires auront le choix entre deux baux.La première option est une entente directement avec l’employeur, le bail appartient à la l’entreprise, mais celle-ci n’a pas le droit de propriété, le locataire paiera un montant de 257$/mois directement retiré de sa paye, l’employeur assumera le reste de la facture. En cas de perte d’emploi, l’employé aura 30 jours pour quitter. « C’est parfait pour un employeur qui attend que l’employé termine une période de probation, à la fin de la probation, ils pourront choisir la deuxième option ».
La deuxième option est que l’employé devient membre lui-même, toujours à condition de travailler pour l’entreprise auquel le logement a été attribué. Il devient responsable de payer la totalité du montant avec le rabais de membres, comme dans le tableau ci-haut. « Advenant le cas où il n’est plus employé, le locataire a encore son bail, mais il n’a plus de rabais. Comme ce sont des logements neufs, par exemple sans le rabais, un 4 et demi est 500$ plus cher », précise Isabelle Blanchard. « C’est le seul incitatif à quitter légal qu’on peut inclure. On a bien évidemment consulté des professionnels juridiques avant de présenter le modèle », a renchéri Jeremi Forgues.

Ce modèle de coopérative est d’ailleurs complètement nouveau et inexistant ailleurs. Les deux bénévoles présents pour présenter le modèle sont confiants de leur «projet-pilote». Selon eux, il s’agit d’une « solution rapide pour loger des employés ». En termes de risque, les entreprises auront à investir beaucoup moins advenant le cas où leur logement est vacant que s’il était propriétaire d’un immeuble. Pour devenir membre, un versement unique de 250$ est demandé à l’entreprise et il leur est remboursable s’il décide de partir. « En revanche, aucun propriétaire ne pourra faire de profit sur le logement, et l’entièreté de l’argent perçu par la coopérative sera réinvestie dans l’entretien des logements. On envisagera peut-être d’en construire d’autres dans le futur », explique la présidente de la coopérative. À noter qu’aucun membre ne sera responsable de l’entretien en cas de bris, l’office municipal d’habitation a été mandaté pour les travaux nécessaires.

Au fil des ans, l’augmentation des prix des loyers sera régie par la Société d’habitation du Québec. Le projet prévoit également un gel de l’augmentation des loyers pour les 5 premières années.

Pour ce qui est du code de vie, les membres devront l’établir avant d’inclure d’emménager leurs employés. « La coopérative laissera les membres prendre certaines décisions. On ne veut pas s’interposer, on les laissera regarder selon leurs demandes pour ce qui est du code de vie », mentionne Mme Blanchard. « On s’attend quand même à un bon respect des lieux puisqu’on prévoit loger des travailleurs et évidemment le logement est lié à l’emploi, donc l’employeur sera au courant de savoir-vivre de l’employer. Ça peut autant renvoyer une bonne image qu’une mauvaise selon la situation », ajoute le trésorier, Jeremi Forgues.

Les entreprises ont jusqu’au 8 décembre pour devenir membre, les logements seront attribués le 10 décembre. La livraison du bâtiment est prévue en février 2026 et les locataires pourront emménager 1er mars.

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Jerome Temblay
Jerome Temblay
1 mois il y a

Ca me leve le coeur, tout pour les étrangers et rien pour les pures laines des terres charlevoisiennes. Vraiment à ce posé des questions !!!!!

Nicolas Otis
Nicolas Otis
28 jours il y a
Répondre à  Jerome Temblay

Les entreprises sont toutes en manque de staff. Les épiceries, les restaurants, les garages, les agriculteurs… oui, c’est importants de loger les charlevoisiens “pure laine”, mais ça ne devrait pas empêcher les entreprises de trouver des solutions à leur propre problème de main-d’œuvre.

Ya quelques nouveaux blocs qui ont poussé à Clermont cette année, mais clairement pas assez pour combler la demande. Les paliers de gouvernement font des grandes promesses mais il ne se passe pas grand chose.