Même si l’environnement semble avoir chuté dans la liste des priorités des gouvernements supérieurs, Tourisme Charlevoix n’est pas ébranlé et garde le cap sur son virage développement durable.
Mitchell Dion ne croit pas que les coupes annoncées viennent affecter ce qui a été enclenché. « Rien ne change à Tourisme Québec. Ça demeure la volonté. Et, le tourisme durable et responsable est une composante fondamentale de notre planification stratégique élaborée avec le milieu. C’est une vision commune qui s’est dégagée », dit-il.
« Beaucoup nous accusent pour faire du greenwashing (écoblanchiment), mais ce n’est pas du tout le cas. « C’est une feuille de route. On est des spécialistes touristiques, pas environnementaux. C’est la marche à suivre vers la durabilité », ajoute-t-il.
Le grand patron de l’association touristique rappelle que son industrie est probablement celle qui est la plus touchée par les changements climatiques. « On ne prendra pas de pause parce que les changements climatiques n’en prennent pas », dit-il.
La seule nuance qui pourrait être apportée est intimement reliée à la perception de la taxe dédiée à l’hébergement d’où est tiré l’argent injecté en développement durable. Si moins d’argent est perçu, Tourisme Charlevoix investira moins.
Selon deux sondages de Booking.com repris par le Forum économique mondial, 76% des répondants voulaient des plans plus durables et 83% étaient conscients de leur impact environnemental lors d’un séjour touristique. « Les touristes ont une conscience environnementale », affirme Mitchell Dion.
Retombées
Mitchell Dion pense qu’à long terme la certification Biosphère et l’adhésion de Saint-Irénée au club des Plus Belles Baies du Monde pourraient devenir des vecteurs importants. « Ça sera de plus en plus recherché. On place nos billes pour l’avenir. Ça parle déjà beaucoup en Europe de la certification Biosphère. Mon souhait, c’est qu’à long terme elles deviennent des références aussi fortes que les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO », dit-il.
Pour rappel, la certification Biosphère est attribuée par le Responsible Tourism Institute, la certification évalue les destinations selon des critères exigeants liés à la protection de l’environnement, à la contribution au développement socio-économique et à la mise en valeur du patrimoine culturel. Elle est alignée sur les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies.
La tenue du congrès du Club des Plus Belles Baies du Monde à Tadoussac et l’adhésion de celle de Saint-Irénée ont permis à des publications de Tourisme Charlevoix d’atteindre des « sommets inégalés ». S’il est vrai qu’il est difficile de calculer les retombées de la visibilité « les enjeux de flux de touristes et d’érosion qui sont discutés représentent un forum bénéfique pour échanger sur ces questions », confie Mitchell Dion.
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