Poste Canada : Emmanuel Deschênes craint un scénario « à la Desjardins »
Le bureau de Poste Canada situé aux Éboulements.
Les Éboulements a adopté une résolution d’appui au syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) dans le cadre de l’examen du mandat de Postes Canada annoncé par le gouvernement fédéral pour la période du 1er octobre 2025 au 31 mars 2026.
La Municipalité demande officiellement au ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, Joël Lightbound, de « reporter l’examen du mandat de Postes Canada tant et aussi longtemps que les activités de Postes Canada ne seront pas stabilisées ».
La résolution rappelle que « le gouvernement doit connaître le point de vue des municipalités sur les questions les plus importantes, comme le maintien de Postes Canada à titre de service public ».
Les élus affirment qu’un service postal accessible et universel demeure essentiel, notamment dans les communautés rurales comme Charlevoix.
La résolution exige également que tout examen futur soit « transparent, public et approfondi » et qu’il comprenne « des audiences publiques auxquelles participeront toutes les parties prenantes dans toutes les régions du Canada ».
En entrevue, le maire des Éboulements, Emmanuel Deschênes, a exprimé ses craintes.
« Je ne veux pas qu’on revive ce que Desjardins nous a fait vivre. Ça a été la fin de la caisse, la fin du guichet… la fin de tout. Maintenant, il faut aller à Baie-Saint-Paul pour avoir de l’argent. Et là, j’ai l’impression qu’avec Postes Canada, on vit le même scénario. Ça commence doucement, puis on ferme le bureau, on met des boîtes postales, et les services disparaissent un à un. »
Reconnaissant les difficultés financières de Postes Canada, M. Deschênes estime qu’il faut prendre le temps de « trouver des solutions » plutôt que de couper encore
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Oui, les bureaux de postes seront les prochains à fermer. Le progrès est quelque chose d’implacable. La seule option est de s’ajuster. Des élus qui exigent que Desjardins ou Postes Can maintiennent des modèles d’affaires obsolètes et sous-utilisés affaiblissent nos entreprises de services face à de nouveaux concurrents. La solution passe beaucoup plus par l’accompagnement que l’on peut offrir aux citoyens pour évoluer avec ces changements, que par des plaignardises utopiques.
Il faut couper poste Canada et le vendre ou le donnez aux entreprises privées !
Poste une fois par semaine ce serait suffisant partout au Canada ?
Jacques Gosselin