Grève : les paramédics comptent intensifier leur visibilité dans Charlevoix
Le président du Syndicat des Paramédics de Charlevoix (FSSS-CSN), Kevin Côté, et le vice-président santé-sécurité et mobilisation du Syndicat, Jason Larouche-Roy, étaient présents pour accueillir la ministre Sonia Bélanger à Saint-Hilarion.
C’est ardu à la table de négociation et l’impatience se fait sentir chez les paramédics. En grève générale illimitée depuis le 6 juillet, ils annoncent qu’ils se mobiliseront davantage dans les prochaines semaines pour accentuer la pression sur Québec. Charlevoix n’y fera pas exception.
En grève générale illimitée depuis le 6 juillet, les 3 300 paramédics de la CSN réclament toujours le renouvellement de conventions collectives échues depuis avril 2023.
« On va continuer à se faire voir et à se faire entendre. Dans les prochaines semaines, nous allons organiser des actions de visibilité », affirme le président du Syndicat des paramédics de Charlevoix (CSN), Kevin Côté.
Réunis en conseil fédéral le 21 octobre, la centrale syndicale a adopté un nouveau plan d’action et demandé l’intervention d’un médiateur. « On veut garder un certain contrôle sur les négos, pas un arbitre qui tranche. Les deux parties étaient en accord sur ce point », résume M. Côté.
Selon lui, les demandes patronales demeurent inacceptables. « C’est toujours les mêmes affaires : diminution de 4 $ de l’heure, mobilité forcée de la main-d’œuvre… Ils veulent imposer des choses, mais ils n’ont pas de structure. Ils gagnent du temps, nous avons l’impression », déplore-t-il.
Le syndicaliste décrit aussi un climat difficile. « On tient mordicus à ne pas reculer sur nos demandes. Le fossé est énorme, ça ne marche pas du tout. Ils restent braqués sur leurs positions. Selon le syndicat, c’est une des pires négos qu’ils ont jamais vues. »
Dur pour le moral
Les effets se font sentir sur le moral des équipes locales. « On est un peu tannés de tout ça, c’est dur pour le moral de toujours recommencer à zéro », explique Kevin Côté.
Les paramédics ont cessé de transporter des patients à l’intérieur des hôpitaux et de s’occuper des tâches non essentielles comme la facturation pour faire pression sur le gouvernement.
« Dans les hôpitaux, ce n’est pas parfait, les gens chialent. C’est un petit milieu », mentionne l’homme.
Il rappelle enfin que le statut de service essentiel limite les moyens de pression. « Pas facile. On n’a pas de gros moyens pour frapper fort. Comme service essentiel, on n’a pas le choix de répondre. »
Les paramédics estiment par ailleurs que, malgré la reconnaissance dont ils ont bénéficié pendant la pandémie, ils sont aujourd’hui négligés dans le cadre des négociations.
« On a été les anges gardiens, et maintenant on a l’impression d’être traînés sur l’asphalte », termine-t-il.
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