La ZEC des Martres toujours dans l’attente
Le conseil d’administration de la ZEC des Martres ignore si l’organisation retrouvera son droit de commerce pour son camping. Les administrateurs s’attendent à une réponse du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec dans une quinzaine de jours.
Ce lundi soir 29 septembre, une soirée d’information en mode virtuel s’est tenue. La présidente du conseil d’administration, Isabelle Paquet a dit que la réponse arrivera « à la mi-octobre ».
Elle a mentionné que d’ici là, elle aura des rencontres avec le cabinet du ministre Bernard Drainville et le bureau de la députée Kariane Bourassa à ce sujet.
Le droit de commerce a été perdu en raison de la non-conformité d’installations de camping. Lors de la visite des représentants du ministère, 99 installations ont été jugées conformes et 99 non conformes. Dans ce dernier groupe, une cheminée trop longue ou encore un slide out non mobile expliquent la non-conformité.
Selon ce qui a été mentionné, sans droit de commerce, les campeurs devront quitter au plus tard le 30 novembre de chaque année, et ce jusqu’au 15 avril de l’année suivante. Une situation qui ne plait pas tellement aux gens concernés.
Le camping demeure un sujet chaud pour bien des membres qui ont adressé des dizaines de questions à la présidente. Les questions devaient être envoyées avant vendredi dernier. Toutes les questions lues ont obtenu une réponse.

Beaucoup de questions portaient les installations de camping et les informations reçues. La composition du conseil d’administration et l’assemblée générale annuelle, dont une partie a été annulée, ont aussi fait l’objet d’interrogations. Isabelle Paquet a dit consacrer « bénévolement de 8 à 15 h par semaine pour aider la zec. Je n’ai pas de compte de dépenses. J’ai reçu un gilet et une casquette. Je peux les payer si ça pose un problème », a-t-elle répondu.
Un climat de méfiance s’est installé chez certains membres à l’endroit des dirigeants et ils l’ont fait savoir.
La présidente du conseil en a reçu de toutes sortes, dont une question qui disait « que le travail du conseil était médiocre et qu’elle avait mis en place une dictature ». Elle a répondu que « le travail médiocre avait été fait dans les dernières années avec la mauvaise gestion du dossier camping ».
Elle a ajouté que le conseil d’administration a effectué un travail colossal dans les derniers mois. « Nous avons réglé plusieurs gros dossiers qui avaient été négligés comme la gestion de la pêche, des demandes d’aides financières, dont celle des inondations de 2023 ».
La prochaine assemblée générale annuelle est prévue pour 2026.
Pas de déficit
Des membres s’attendaient à ce que la présente année se termine avec un déficit. En date du 31 août, les revenus atteignaient 760 185 $ et les dépenses 572 151 $ ce qui laisse un surplus de 188 000$. « Des dépenses de l’ordre de 77 000$ sont à déduire, mais il manque encore les revenus des derniers mois. On tient les cordeaux serrés. Ça va très bien », a dit Isabelle Paquet.
Selon ce qui a est écrit dans les états financiers, la zec a du injecté 62 000$ dans le dossier « camping ».
UPAC, c’est réglé
On a aussi appris durant la soirée d’information que la plainte à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) concernait la construction du poste d’accueil, « mais c’est déjà réglé », a dit la présidente sans en dire plus. La plainte pour vol d’argent commis en 2024 à la zec fait encore l’objet d’une enquête de la part de la Sûreté du Québec.
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Le dossier des campings sur les ZECS s’est bien déroulé et est réglé partout au Québec.
Si les règles ne plaisent pas aux récalcitrants, libres a eux de sortir leurs matériels. Ils ont assez fait de mal a leur organisation. Qu’ils laissent les gens en place travailler pour rétablir la confiance des partenaires.