Face-à-face aux Éboulements : vitesse et drogues nommés par le coroner
Vers 9 h, sa voiture a dévié de sa trajectoire dans une courbe avant d’entrer en collision frontale avec un autre automobiliste.
La présence de méthamphétamine et de cannabis dans l’organisme de Noémie Boivin a contribué à l’accident mortel survenu le 8 février dernier aux Éboulements. C’est ce que précise le coroner Arnaud Samson dans son rapport rendu public le 10 septembre.
Le Journal de Québec a rapporté en premier ce dimanche l’information.
Les analyses toxicologiques ont révélé une concentration mesurable de méthamphétamine dans le sang de la conductrice, ainsi que la présence de THC, métabolite actif du cannabis. Une dose de méthamphétamine a aussi été retrouvée dans ses effets personnels.
Le coroner souligne que cette combinaison de substances est susceptible d’altérer le jugement, de ralentir les réflexes et de favoriser une conduite impulsive.
L’examen des modules électroniques du véhicule a démontré que Mme Boivin roulait à 120 km/h cinq secondes avant l’impact, dans une zone où la limite permise est de 90 km/h.
Le rapport mentionne également qu’aucun signal n’a permis de confirmer le port de la ceinture de sécurité.
Décès accidentel
Le coroner conclut à un décès de nature accidentelle, causé par un polytraumatisme. L’hypothèse d’un geste volontaire est écartée.
Il rappelle enfin que la jeune conductrice faisait l’objet d’une révocation de permis par la SAAQ au moment des événement.
Âgée de 21 ans et résidente de Clermont, la jeune femme venait de terminer un quart de nuit à l’hôpital de Baie-Saint-Paul lorsqu’elle a pris la route 362 en direction est.
Vers 9 h, sa voiture a dévié de sa trajectoire dans une courbe avant d’entrer en collision frontale avec un autre automobiliste qui n’a pu éviter l’impact.
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