Pour le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Charlevoix, il est temps que les règlements entourant les violences à caractère sexuel (VACS) soient uniformisés à travers les écoles de la région et du Québec.
Dans le cadre de la Journée d’action contre les violences faites aux femmes qui avait lieu la semaine dernière, le CALACS de Charlevoix a soutenu l’argumentaire du manifeste de leur regroupement national revendiquant plusieurs améliorations quant à la lutte aux violences à caractère sexuel. Parmi les revendications, une demande de loi-cadre entourant les VACS dans les écoles.
Des procédures encadrant les violences à caractère sexuel existent déjà dans la plupart des écoles de la région, mais seraient spécifiques aux établissements et seraient constituées différemment d’un établissement à l’autre. Le tout ouvrirait la porte à une protection inégale des personnes victimes de VACS d’un établissement à l’autre.
« Il y a des procédures, particulièrement au CECC ou dans les écoles secondaires de la région, mais elles sont faites un peu à la pièce. On n’a pas nécessairement les mêmes procédures que dans d’autres établissements au Québec. Une loi-cadre viendrait vraiment aider à uniformiser les procédures internes pour accompagner les victimes et voir ce qu’on fait avec les auteurs de violences dans les écoles. », explique Geneviève Boily, responsable de l’intervention au CALACS de Charlevoix.
À titre indicatif, une étude menée par le CALACS de Charlevoix en 2022 montrait que 52% des agressions se produisaient avant l’âge de 18%, dont 40% avant l’âge de 16 ans. Puis, dans 74% des cas d’agression, les victimes n’ont eu recours à aucune forme d’aide.
Ainsi, pour la responsable d’intervention, cette loi-cadre permettrait de mieux réfléchir et encadrer la manière dont on protège les élèves dans nos écoles tout en uniformisant les procédures pour aider les victimes.
Le CALACS de Charlevoix, tout comme son regroupement national, espère obtenir l’oreille du gouvernement provincial et des gouvernements locaux quant à cet enjeu, mais aussi concernant le manque de ressources dont ils souffrent pour pouvoir répondre adéquatement aux besoins.
Une touche d’optimisme
Le Centre de Charlevoix a toutefois voulu souligner le travail et l’implication qui se fait dans la région quant aux enjeux de violences à caractères sexuels.
« Dans Charlevoix, il y a quand même des gens super mobilisés et on a aussi le CALACS qui est présent dans les écoles pour sensibiliser, prévenir et venir en aide aux victimes. On est vraiment tissé serrer et on n’a pas de trop de difficulté à agir là-dessus. », nous dit madame Boily.
La responsable d’intervention se réjouit également de voir de plus en plus de jeunes dénoncer les agressions qu’ils et elles vivent depuis une dizaine d’années. Une preuve que la sensibilisation à la dénonciation fait son chemin chez les jeunes et que le lien de confiance avec le CALACS se construit.
Qui plus est, de nombreuses ressources existent déjà pour les victimes de VACS. Au-delà du CALACS et de ses différents services, des lignes d’écoutes comme Info aide Violences sexuelle sont disponibles 24h/24 et différentes portes d’entrée pour obtenir des services via les centres désignés à l’Hôpital de La Malbaie et celui de Baie-Saint-Paul qui peuvent fournir de l’aide et des ressources.
Pour plus d’informations ou pour obtenir de l’aide, vous pouvez visiter le site web du CALACS de Charlevoix.
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