Eaux usées : « Le Musée maritime, c’est la dernière option », dit le maire Deschênes
La municipalité fera l'objet d'amendes si elle conserve le même système dans les prochaines années.
La Municipalité des Éboulements travaille toujours à trouver d’autres options pour régler le dossier du traitement des eaux usées à Saint-Joseph-de-la-Rive, un véritable casse-tête selon le maire Emmanuel Deschênes. Celui-ci assure que le terrain du Musée maritime, évoqué comme une possibilité, ne serait utilisé qu’en toute dernière option.
Le ministère de l’Environnement exige que Saint-Joseph-de-la-Rive se conforme d’ici 2027. Sinon, la Municipalité s’expose à des amendes de plus de 50 000 $. Deux scénarios ont été étudiés initialement.
Le premier : une imposante usine mécanisée de 6 M$ située près du dégrilleur. Les frais d’opération annuels atteindraient 200 000 $. Chaque résidence devrait assumer entre 1 500 $ et 2 000 $ par année.
« Installer une usine industrielle à l’entrée ou à la sortie du village, ça n’a aucune logique. Ça changerait à tout jamais le visage de Saint-Joseph-de-la-Rive. Et moi, je n’en veux pas », souligne Emmanuel Deschênes.
Le second : deux bassins de décantation, semblables à ceux déjà en service aux Éboulements. Le coût s’élèverait à 9 M$, avec 50 000 $ en frais annuels. Une meilleure option, croit le maire. Or, le programme PRIMO du gouvernement rembourse au maximum 95 % de la solution la moins chère.
Résultat : si la Municipalité choisissait les bassins, elle devrait assumer une différence d’environ 3 M$. Là encore, les citoyens paieraient entre 1 500 $ et 2 000 $ par an.
Le maire assure avoir multiplié les représentations. Il a discuté du dossier avec le député Gabriel Hardy, la députée Kariane Bourassa et la Fédération québécoise des municipalités. Son objectif est de trouver un financement supplémentaire. Il souhaite rendre viable la solution des bassins, sans imposer une facture intenable aux contribuables.
« Mais pour le moment, nous avons reçu une fin de non-recevoir à la suite de nos demandes », se désole-t-il.
L’option C
Devant ces coûts jugés exorbitants, une troisième option est apparue. Elle concerne un terrain du Musée maritime. Au total, trois rencontres se sont tenus avec l’organisme à ce sujet. Les frais exacts ne sont pas connus, mais le maire croit qu’il s’agirait d’un projet plus minimaliste, donc moins coûteux.
Il insiste cependant : ce terrain ne serait utilisé qu’en dernier recours. « Je me suis engagé auprès du Musée à tout faire pour ne pas aller là. Si on a gelé le terrain, c’est uniquement pour se donner une marge de manœuvre. Et si on n’en a pas besoin, il sera dégelé. »
Pourquoi ne pas avoir nommé le Musée en assemblée publique la semaine dernière? « Pour une question de respect », répond M. Deschênes. Il dit avoir voulu éviter que le débat s’enflamme. « Je fais mon mea culpa aujourd’hui. J’aurais pu en parler auparavant, mais je voulais protéger les gens impliqués. Il faut dire qu’il n’y a rien de décidé. »
La Municipalité travaille désormais sur une option D. Emmanuel Deschênes affirme faire tout son possible pour offrir la meilleure alternative. « Nous n’avons pas dit notre dernier mot. Nous avons encore besoin de temps », précise-t-il.
« Ce n’est pas le maire qui décide. On a les mains liées par les exigences du ministère. Mais si je dois imposer une taxe de 2 000 $ par maison, ça n’a pas de bon sens », tranche Emmanuel Deschênes.
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La municipalité n a qu’ a imposer l installation de fosses septiques aux résidences non conformes avec un délais le temps que les gens concernés s organisent financièrement…ça se fait a l Isle aux Coudres. Sur du long terme ça coûte jamais 2000$ par année