La plus récente rentrée scolaire s’est faite sans pépin majeur dans la région, selon le Syndicat de l’Enseignement de Charlevoix (SEC-CSQ). Certaines zones d’ombres restent toutefois au tableau, notamment en ce qui concerne le soutien à la classe.
C’est ce qu’indique la présidente du syndicat, Monique Brassard. « Il y a toujours des petites affaires à régler ou peaufiner, mais ça s’est somme toute bien passé », mentionne-t-elle à la suite d’une récente rencontre avec les délégués syndicaux des différents établissements de la région.
Mme Brassard dénote entre autres que la mise en place de l’interdiction des cellulaires s’est bien passée. « Les professeurs n’y voient que du positif, même si l’interdiction était déjà en vigueur dans les classes. Il y a eu un peu de grogne au début de la part d’élèves, mais ça semble s’être résorbé depuis, à ce qu’on me dit », indique-t-elle.
La présidente du syndicat rappelle également que les élèves de la région peuvent compter sur un effectif d’enseignant complet, chose qui n’est pas le cas dans d’autres Centres de services scolaire dans la province.
Mme Brassard estime cependant que les effets se font déjà ressentir dans les écoles quant à la baisse des services de soutien à la classe. « J’ai certains professeurs qui m’ont fait part de leur déception, lorsqu’ils se sont aperçu qu’ils allaient avoir moins accès à une technicienne en éducation spécialisée cette année. […] Ça va avoir un impact direct sur la réussite de l’élève », soutient-elle.
Un peu plus tôt cette semaine, la porte-parole du Parti libéral du Québec en matière en éducation, Madwa-Nika Cadet, ainsi que le président de la Fédération du personnel scolaire, Éric Pronovost, affirmait que les élèves et le personnel ont connu cette année l’une des pires rentrées scolaires en raison du « chaos » semé par le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville.
Mme Brassard rejoint les dires des deux intervenants, soutenant que les contraintes liées à l’embauche n’ont pas changé, même si le ministre dit avoir débloqué 540 M$ en fond pour l’Éducation.
« Dans les dernières années, on ajoutait du soutien aux contrats pour qu’ils soient à 100%. Cette année, ce soutien n’a pas pu être ajouté, faute d’argent dans les délais. Certains enseignants ont donc un contrat à seulement 60%. En plus d’être une perte salariale pour eux, cela a une incidence directe sur le service à l’élève et la réussite de ceux-ci, puisqu’il y aura moins de soutien dans les écoles », mentionne la présidente du syndicat.
« À la base, un budget, ça se prévoit, mais le Centre de services scolaires a malheureusement dû prendre des décisions à la dernière minute, puisque l’annonce du ministre [Bernard] Drainville est intervenue en juillet », ajoute-t-elle.
« C’est pour cette raison que nous demandons depuis de nombreuses années une grande discussion sur l’Éducation. On doit arrêter de penser que, lorsqu’on doit couper quelque part, ça va être dans ce champ-là », complète Monique Brassard.
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