Église : « Il est minuit moins une », dit le Société d’aide communautaire de Saint-Aimé-des-Lacs

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Par Victor Carré 5:45 PM - 11 septembre 2025 Initiative de journalisme local
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Jean-François Dufour | Le Charlevoisien

L'église de Saint-Aimé-des-Lacs.

La Société d’aide communautaire de Saint-Aimé-des-Lacs, l’entité voulant requalifier l’église du village du même nom, presse la municipalité d’accéder à ses demandes afin d’enclencher les prochaines étapes pour sauvegarder l’édifice. 

« C’est devenu exaspérant », soutient en entrevue le président de l’organisme sans but lucratif, Marc-André Lussier. 

L’entité, créée tout récemment et spécifiquement pour le projet, demande à nouveau à la municipalité qu’un conseiller siège sur le comité et que l’Église soit citée comme patrimoniale. Elle a d’ailleurs remis une lettre à la mairesse, Claire Gagnon, lors de la dernière séance du conseil, le 10 septembre.

« Ça fait plus de cinq mois qu’on le demande. C’est rendu une affaire lourde comme il ne se peut pas. […] On comprend que ce n’est pas un refus. On se fait toujours dire qu’ils vont regarder ça, mais rien ne s’est passé en l’espace de six mois. Ce qu’on veut, c’est une lettre d’appui où la municipalité promet de citer le bâtiment dans les 12 mois après l’approbation du projet par le Conseil du patrimoine religieux du Québec », mentionne M. Lussier.

La Société demande également à Saint-Aimé-des-Lacs de contribuer financièrement au projet, plus précisément dans la réalisation d’une étude préliminaire, obligatoire pour présenter un dossier conséquent aux organismes subventionnaires. « Les programmes de subventions disponibles couvriraient 75 % des 20 000 $ requis pour réaliser l’étude. C’est pour cette raison que nous sollicitons leur appui », dit Marc-André Lussier.

« Ce ne sont pas des demandes extravagantes. Ce sont des éléments qui sont des demandes du diocèse pour bien suivre la procédure pour requalifier ou désacraliser une église. Si on ne respecte pas cette marche à suivre, nos chances d’être accepté seront minces », poursuit le vice-président de la Société, Aldé Massicotte.

« Notre but, avec cette requalification, c’est d’offrir un endroit pour stimuler les activités dans Saint-Aimé. […] C’est de prendre le leadership sur le côté social et communautaire », soutient Marc-André Lussier.

Les deux hommes tirent la sonnette d’alarme. « Ça prend 25 000 $ par année pour entretenir le bâtiment. Il y a cinq mois, il restait 17 200 $ dans le compte. […] Il y a 137 églises qui sont passées sous le pic des démolisseurs depuis les 20 dernières années. Je ne veux pas qu’elle devienne la 138e », dit M. Massicotte.

À l’approche des élections municipales, ils espèrent que la prochaine table du conseil qui sera élu fera du projet un enjeu.    

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Marc Tremblay
Marc Tremblay
10 mois il y a

En 2021, il y avait 517 résidences sur le territoire de la municipalité. Rapidement, vous demandez au proprio moyen de contribuer 500$/an en taxes supplémentaires pour l’église du village. Pas sur que le prochain conseil se ferait élire en municipalisant la dîme…

Marc-André Lussier
Marc-André Lussier
10 mois il y a
Répondre à  Marc Tremblay

Monsieur Tremblay, Votre commentaire témoigne de l’intérêt que vous portez à Saint-Aimé-des-Lacs et à ses finances, ce qui est tout à fait louable. Vous faites partie de ces personnes qui prennent le temps d’analyser les informations avec un regard critique pour se forger une opinion éclairée. Pour ma part, je me permets de revoir votre calcul en apportant une légère modification, mais qui a des répercussions importantes. Si nous suivons votre raisonnement et divisons le montant attribué à l’entretien (environ 25 000 $ par an) par le nombre de résidences que vous avez estimé à 500, nous obtenons un coût de 50 $ par résidence, et non 500 $. De plus, il est important de rappeler que les taxes municipales sont payées par toutes les propriétés sur le territoire de la municipalité, et non uniquement par les résidences. D’ailleurs, plusieurs de ces propriétés n’abritent pas de résidence. Vous conviendrez que ce nombre est bien plus élevé que celui des seules résidences, comme vous pouvez le constater rapidement en consultant la matrice graphique. Cela diminue donc le montant que chaque résidence devrait assumer. La manière la plus simple d’apprécier l’impact de ces coûts pour un propriétaire est de les comparer à… Lire la suite »

Anne Jean
Anne Jean
10 mois il y a

La municipalité devrai être heureuse que quelqu’un se préoccupe de bâtir le futur et de donner une seconde vie pour un bâtiment qui risque de tomber en ruine si personne ne s’en occupe. L’ouverture aux propositions est de mise ainsi que l’aide pour cheminer vers le succès. On parle ici de procurer aux familles de Saint-Aime-des-lacs une attraction vivante.

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