Transition écologique selon Jérôme Dupras : quelles avenues pour Charlevoix?
Le professeur au Département des sciences naturelles de l’Université du Québec en Outaouais, Jérôme Dupras, a offert une conférence ce soir à Baie-Saint-Paul à la suite de l’assemblée générale de la région de Biosphère de Charlevoix. Le professeur et membre des Cowboys Fringants a pu aborder pendant un peu plus d’une heure la question de la transition écologique au Québec et les avenues possibles pour Charlevoix.
Abordant les initiatives possibles pour favoriser la transition écologique dans la région de Charlevoix, monsieur Dupras a mis de l’avant plusieurs avenues visant notamment à permettre de stabiliser les émissions de CO2, principales responsables du réchauffement climatique.
Il estime qu’il est nécessaire d’investir dans la captation et la séquestration du carbone. La meilleure façon de la faire serait d’investir dans notre nature. « La nature est la meilleure pompe à carbone qui existe. Ainsi, il faut travailler avec notre nature pour qu’elle soit à la fois un moteur de notre transition, mais aussi comme première ligne de défense contre les changements climatiques. »
Monsieur Dupras interpelle notamment les MRC quant aux pouvoirs qu’elles ont sur l’aménagement et le développement du territoire. Pour lui, il est important que le développement du territoire se fasse de plus en plus avec la biodiversité en tête, favorisant notamment la multiplication des espaces et des corridors favorisant le passage des animaux et de la préservation de la biodiversité.
Au plan citoyen, le professeur croit également que la mobilisation et l’action par les populations citoyennes peuvent avoir un effet positif et transformateur sur la lutte aux changements climatiques. Prenant en exemple la Fondation de Cowboys Fringants qu’il a fondée avec ses amis, il invite la population à se mobiliser pour le Climat.
Pour lui, il est important de mobiliser l’ensemble de la société, du citoyen au gouvernement en passant par les entreprises pour engendrer les changements nécessaires à la préservation de la biodiversité. Cela nécessite ainsi de prendre en compte les forces économiques et politiques à l’œuvre dans les démarches qui restent à faire pour une transition écologique réussie.
Le chercheur donne notamment comme exemple l’industrie touristique charlevoisienne qui, sans nécessairement viser à diminuer son importance économique, gagnerait à être adaptée pour mettre en valeur la protection de la biodiversité et la nature tout en amenant des ressources supplémentaires pour un aménagement du territoire en harmonie avec la nature.
Ultimement, le public était nombreux dans le Pavillon du MACBSP pour la l’AGA et la conférence organisée par le Région de Biosphère, prouvant la réussite de l’évènement souhaitant attirer le plus de public possible à venir écouter conférencier vedette et prendre connaissance des projets de la Région de Biosphère.
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