Le navigateur Yann Quenet s’arrête à Cap-à-l’Aigle dans son tour du monde

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Par Jérôme Gagnon 4:15 PM - 4 septembre 2025
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Jérôme Gagnon | Le Charlevoisien

Le navigateur breton Yann Quenet fait actuellement escale au port de refuge de Cap-à-l’Aigle.

Le navigateur breton Yann Quenet fait actuellement escale au port de refuge de Cap-à-l’Aigle dans le cadre de son deuxième tour du monde à bord de son minuscule voilier Le Baluchon. Seul et sans moteur, il sillonne la planète dans la poursuite d’un rêve d’enfant devenu réalité.

« Je me balade sur mon petit bateau, je ne me considère ni comme un grand explorateur ni comme un aventurier. Je me fais plaisir, tout simplement », confie-t-il.

Âgé de 56 ans et papa d’un fils, Yann Quenet a construit son voilier de ses propres mains il y a environ neuf ans. « Quand mon fils est devenu autonome et qu’il avait moins besoin de moi, je me suis dit : maintenant, je prends du temps pour moi et je fais des choses qui me rendent heureux. »

Son premier tour du monde, complété après trois années de navigation, lui a permis de faire d’innombrables rencontres : « Mon bateau est tellement étrange qu’il interpelle les gens. En escale, je passe mon temps à discuter, puis en mer, je profite de la solitude. »

Pour sa deuxième grande aventure, Yann Quenet découvre cette fois le Québec. « La dernière fois, j’étais passé par le Panama pour rejoindre le Pacifique. C’était aussi un rêve de venir au Canada, et je suis heureux de pouvoir enfin réaliser ce souhait », raconte-t-il.

L’accueil chaleureux qu’il reçoit dans la région le touche particulièrement : « Ici, les gens sont incroyables. Mon bateau est reconnu partout, même grâce aux réseaux sociaux. »

Du beau et le plastique…

Couchers de soleil, dauphins, baleines, oiseaux marins et ciels grandioses composent ses plus beaux souvenirs de navigation. Mais il avoue être marqué par un autre constat : « C’est bouleversant de voir des endroits magnifiques abîmés par les déchets. La pollution plastique est présente dans trop de coins du monde. »

Le navigateur documente son aventure sur les réseaux sociaux, où il partage son mode de vie ainsi que les étapes qui ont mené à la construction du Baluchon. Ces publications, suivies par de nombreux passionnés, contribuent à la notoriété grandissante de son bateau atypique.

Cap vers le Pacifique

Après son passage dans Charlevoix, Yann Quenet prévoit de se diriger vers Québec.

De là, il souhaite transporter son voilier sur une remorque à travers le pays jusqu’en Colombie-Britannique, avant de remettre Le Baluchon à l’eau pour poursuivre sa route vers la Polynésie, l’Australie et le Pacifique.

Il estime qu’il lui faudra encore trois ou quatre ans avant de rentrer en Bretagne.

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