La Région de Biosphère de Charlevoix se dit prête à passer à l’action
Lors de son AGA qui se tenait ce soir à Baie-Saint-Paul, la Région de Biosphère de Charlevoix annonçait être prête à passer à l’action dans son projet d’accompagnement des municipalités.
Au début de l’été, la Région de Biosphère de Charlevoix se voyait octroyer une subvention de 79 240$ de la part du ministère des Affaires municipales dans le cadre d’un projet multirégional d’accompagnement des municipalités dans leur planification en aménagement du territoire.
Fort des derniers mois de travail, la Région de Biosphère dit avoir développé plusieurs outils structurants lui permettant aujourd’hui de passer à l’étape de mise en place sur le terrain : un plan intégré de conservation, une cartographie interactive des milieux naturels, des analyses de service écosystémiques et une boîte à outils pour la conservation volontaire en milieu municipal.
L’équipe poursuivrait parallèlement son travail d’accompagnement des municipalités en entreprises de la région dans l’adoption de pratiques écoresponsables comme la Certification Biosphère, les bilans GES, la gestion des matières résiduelles, la tenue d’évènements verts et plus.
La région de Charlevoix a d’ailleurs obtenu sa Certification Biosphère le 26 août dernier grâce au travail de nombreux acteurs dont la Région de Biosphère de Charlevoix.
Un regard porté vers l’avenir
Dans la même idée, l’AGA fut l’occasion de présenter le Comité de la transition socioécologique de Charlevoix, un comité formé de partenaires du milieu municipal, communautaire, touristique, agricole, éducatif et scientifique dans lequel la Région de Biosphère de Charlevoix s’implique auprès des deux MRC, de Tourisme Charlevoix, du CECC, de l’INRS, et de plusieurs autres. Ce comité est à la base d’un projet de récit prospectif commun pour 2050, c’est-à-dire qu’il souhaite mettre sur pied « une vision inspirante et partagée de ce que pourrait devenir un territoire à moyen ou long terme, pour guider l’action collective d’aujourd’hui. »
On annonça également que Charlevoix avait rejoint le réseau Métalab, un réseau interrégional de partage des connaissances sur la recherche en transition socioécologique piloté par le Laboratoire en innovation ouverte (LLio), une initiative du Cégep de Rivière-du-Loup.
Cela devrait renforcer le souhait de l’organisation de se positionner comme un pôle de partage des connaissances pour les différents acteurs et habitants du territoire.
Rappelons que la Région de Biosphère de Charlevoix est l’une des quatre régions de biosphère au Québec, un statut accordé par l’UNESCO en 1988. Gérée par l’organisme à but non lucratif nommé Corporation de la Réserve de la biosphère de Charlevoix (CRBC), sa mission s’inscrit dans des valeurs d’écologie, de coopération et d’innovation. Elle s’insère notamment dans la promotion de principes du développement durable, une approche se voulant à mi-chemin entre la croissance économique et protection environnementale. Il est toutefois à noter que ces principes ne font plus l’unanimité au sein de la recherche, la compatibilité du développement économique et de l’environnement étant parfois contestée. Cette question fut notamment discutée lors de la conférence de Jérôme Dupras suivant l’AGA.
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