« Il n’y a aucune raison que le train ne soit pas de retour en 2026 », dit Nancy Belley
Après un été en relance, le train touristique de Charlevoix poursuit sur sa lancée et se prépare déjà pour 2026.
La directrice générale de Réseau Charlevoix, Nancy Belley, ne laisse place à presque aucun doute : le train touristique poursuivra ses activités l’an prochain, à moins d’une surprise.
« Je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de saison 2026. On a déjà commencé à travailler avec Groupe Voyages Québec pour la clientèle de groupes et l’individuel. La saison 2026 sera calquée sur celle de cette année », a-t-elle commenté.
Selon la responsable du train, le modèle en place, à plus petite échelle que les années précédentes, semble fonctionner. Elle estime que ce même modèle devrait normalement demeurer pour les prochaines années.
Or, les choses peuvent changer vite. Des élections municipales cognent à la porte. Nancy Belley s’en dit consciente. Rappelons que Baie-Saint-Paul, Petite-Rivière-Saint-François, la MRC de Charlevoix et Tourisme Charlevoix (aide en placement publicitaire) s’étaient engagés au financement du Train de Charlevoix en avril 2025, dans le cadre d’un effort pour relancer le service.
Un bon bilan, mais pas d’enthousiasme
Après un bon mois de juin et un mois de juillet plus tranquille, le train touristique de Charlevoix a retrouvé son rythme en août et septembre.
Nancy Belley ne s’en cache pas : le sentiment sur la saison demeure mitigé. « Ce n’est pas de l’enthousiasme, c’est une petite opération ferroviaire touristique dans les mois les plus achalandés », a résumé Mme Belley. Elle rappelle que le modèle du train avait été pensé pour élargir la saison, en début et en fin d’année, ce qui n’a pas été possible cette fois-ci.
La programmation de l’automne s’annonce tout de même prometteuse, souligne-t-elle.
À partir de la fin septembre et jusqu’à la mi-octobre, plusieurs départs supplémentaires sont prévus. « On va voir beaucoup le train doubler, vraiment beaucoup », a-t-elle ajouté, précisant que la clientèle européenne, notamment française, est attendue grâce aux ententes avec Groupe Voyages Québec.
D’ailleurs, elle se dit agréablement surprise de la popularité, cette année, de la liaison Baie-Saint-Paul–La Malbaie ainsi que des résultats du projet-pilote avec Petite-Rivière-Saint-François.
Train de marchandises : Nancy Belley n’y croit pas
Interrogée sur la question du transport de marchandises, Nancy Belley est catégorique : « Ce n’est pas avec l’économie charlevoisienne qu’on va avoir un train de marchandises. » Elle rappelle que, malgré certaines discussions dans le passé, il n’y a pas de projet concret. « Les gens se chicanent sur quelque chose qui n’existe pas. Il n’y en a pas, de train de marchandises », a-t-elle insisté.
Même si le chemin de fer demeure conforme aux normes du Canadien National (CN), l’enjeu repose avant tout sur le volume. « Si tu veux bouger du stock, il faut qu’il y en ait », illustre-t-elle.
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Mme Belley marque dans son propre but en torpillant définitivement le train de marchandise. Voyez comme la communication est bonne chez Groupe le Massif. Voilà donc pour le plan de redressement invisible. Invisible parce qu’il n’y en a jamais eu quand bien même ils auraient écrit quelque chose avec ce titre. Durant que les coffres publics continuent de déverser pour le vieux chemin de fer à Daniel Gauthier il y en a certainement quelques-uns qui empochent quelque part.
Au moins une bonne nouvelle, il n’y aura pas de train de marchandises, donc une très grosse “économie” pour nous les citoyens et payeurs de taxes, car ce sera des millions en moins en investissement sur la voie ferrée actuelle. Les informations demeurent floues. Combien de passagers par mois ? Avec tout l’argent que vous nous soutirez nous sommes en droit d’avoir ces informations. Vous allez demander combien pour 2026 ? En espérant que nos élus ne renouvelleront pas les aides financières car Charlevoix n’a pas besoin du train pour avoir des touristes, compte tenu que le train ne sert pas du tout pour le transport en commun.
Mme Belley nous indique que le modèle actuel semble fonctionner. Rendu presqu’en fin de saison elle devrait pouvoir être plus précise. Situé à quelques mètres de la voie ferrée, j’observe trop souvent un train presque vide. Une réflexion collective s’impose.