La réforme de l’assurance-emploi « stagne pas à peu près »
Julie Brassard, directrice générale du Mouvement Action-Chômage de Charlevoix.
La réforme de l’assurance-emploi « stagne pas à peu près », lance Julie Brassard, directrice générale du Mouvement Action-Chômage de Charlevoix. Selon elle, les mesures temporaires mises en place par Ottawa ne répondent pas aux besoins criants des travailleurs saisonniers, particulièrement nombreux dans Charlevoix.
Sous Carney, l’enjeu de la réforme de l’assurance-emploi est demeuré dans l’ombre, souligne la femme.
Pour Julie Brassard, la mesure d’urgence instaurée pour soutenir les travailleurs touchés par les droits de douane étrangers « n’aide pas vraiment les travailleurs saisonniers. Ça avantage surtout les grandes entreprises ». Le nombre d’heures de travail minimal pour toucher l’assurance-emploi est passé de 700 à 630 et le délai de carence a été suspendu.
« Mais le délai de carence ne change pas grand-chose sur seulement 14 semaines de chômage. Le réel enjeu dans la région, c’est que ce type de travailleurs ait plus de semaines de chômage et moins d’heures pour se qualifier. 630 heures, c’est mieux, mais pas suffisant », insiste-t-elle.
Et on ne sait pas si cette mesure, qui devait se terminer le 11 octobre, sera encore repoussée, ajoute-t-elle. Elle rappelle également une faille majeure du système : les nouveaux travailleurs saisonniers doivent attendre jusqu’à quatre ans avant d’avoir accès aux prestations complètes.
Des effets aussi à prévoir dans les centres d’appels ?
À l’échelle nationale, la situation aux centres d’appels de l’Agence du revenu du Canada (ARC) suscite aussi des questionnements pour cet automne.
Marc Brière, président national du Syndicat des employé-e-s de l’Impôt (SEI), a dénoncé la perte d’environ 3 300 employés dans la dernière année, ce qui a entraîné retards, longues périodes d’attente et interruptions de services.
Dans Charlevoix, Julie Brassard observe que la qualité du service ne s’est pas détériorée, bien au contraire. « Présentement, avec le centre d’appels qu’on a, on n’a jamais eu autant de services. Depuis six mois, on remarque un suivi plus constant, mais on ne sait pas pourquoi », observe-t-elle.
Pour l’instant, il est encore trop tôt pour mesurer concrètement les effets de ces coupures sur les chômeurs, estime-t-elle.
Une tradition annuelle
Comme chaque année, le Mouvement Action-Chômage entreprendra cet automne une tournée auprès des maires de Charlevoix afin de présenter la situation régionale.
Mais avant même ces rencontres, Julie Brassard s’emploie à obtenir les données les plus récentes sur le nombre de travailleurs saisonniers.
« On veut arriver devant les élus avec des chiffres clairs et un portrait concret de ce qui se vit dans la région », précise-t-elle.
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Un enjeux d’une grande importance alors,que plusieurs entreprises ,restos,auberges,BB,motels, camping son saisonniers et ces derniers voient lhre de recruter et garder son personnels.
Mais pourquoi les payer la moitié de l’année à ne rien faire et recommencer chaque année? L’aide de dernier recours est la pour les urgences et non pour garder des pachas bien gras l’hiver!
Franchement il l ont payer leur chômage sur leur paye il ont droit toi si tu serai dans la même situation tu aimerai sa avoir sa
Mais combien d’années on doit supporter les travailleurs saisonniers? Mon voisin à travaillé à gros salaire toute sa vie et a retiré du chômage chaque hiver… Donc on subventionne du BS corporatif, car c’est ÇA en réalité; lui et son employeur utilisent un ressource de dernier recours de manière préméditée! Il y a trop de patterns coûteux de boomers comme celui là qui abusent de NOTRE argent public! Il faut voter des lois pour que les paresseux cessent de chômer la moitié de leur année à nos frais!
Ce sont les entreprises qui ont besoin de ces travailleurs. Les touristes ne nettoieront pas eux-mêmes leur chambre. Les débroussailleurs ne peuvent pas travailler l’hiver et on a quand même besoin d’eux! Sache que très bientôt il n’y en aura plus de travailleurs saisonniers et que plusieurs entreprises fermeront à cause de cela. Il y a la possibilité d’employer plus de travailleurs étrangers temporaires. Qu’en penses-tu?