Le Musée maritime de Charlevoix tient aujourd’hui à souligner le 50e anniversaire du naufrage du navire Aigle d’Océan, un caboteur dont le port d’attache se trouvait à Saint-Joseph-de-la-Rive.
Le 20 août 1975, l’Aigle d’Océan sombrait au large de Port Burwell, dans le Nunavik. Cette expédition devait être son dernier voyage. L’ancien remorqueur de 135 pieds, propriété du Groupe Desgagnés de Pointe-au-Pic tentait de se mettre à l’abri d’un coup de vent lorsqu’il prit une gîte irréversible à la suite d’une voie d’eau dans la cale.
À l’arrivée de la garde côtière canadienne, le navire était presque complètement submergé. Sur les neuf membres d’équipage, quatre sont décédés. Pour ajouter au drame, l’hélicoptère de reconnaissance déployé pour retrouver les naufragés s’est écrasé, causant la mort de son équipage. Au total, 6 personnes sont décédées dans cette tragédie : Gilles Barils (21 ans), André Paré (26 ans), Richard Paré (24 ans), Marcel Tremblay (58 ans), Barry Allard (35 ans) et Odilon Côté (33 ans).
Pour rendre hommage aux victimes de ce naufrage, le Musée maritime de Charlevoix avec la collaboration de la Ville de La Malbaie a fait installer, cette année, un panneau commémoratif à la halte multimodale. L’institution muséale propose également à ses visiteurs d’en connaître davantage sur cette tragédie via l’exposition Naufrages. L’exposition présente divers artéfacts en lien avec l’Aigle d’Océan et près d’une quinzaine d’autres naufrages ayant marqué l’imaginaire collectif charlevoisien.
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