Lors de la séance publique du conseil de Petite-Rivière-Saint-François, un groupe de citoyens est venu partager sa colère et son incompréhension face à un débordement dans une résidence touristique de la rue Alfred-Pellan.
Anthony, résident de la Municipalité et voisin de la résidence touristique en question, témoigne d’une soirée cauchemardesque. Dans la nuit du 9 au 10 août, une large foule de personnes, au moins 150 personnes selon le citoyen, a créé un réel chaos. Musique assourdissante tout au long de la nuit, cris, insultes et flots de véhicules incessants.
Après un appel au service de sécurité privé de la municipalité n’ayant mené à rien en raison de l’ampleur du débordement, deux appels ont été passés à la Sûreté du Québec qui aurait elle-même eu peine à gérer la situation.
« À 4h30 du matin, une voiture a pris le clos sur mon terrain. C’est là que j’ai pété les plombs. J’ai dû sortir dehors pour aller chercher la police et je me faisais insulter. J’avais peur pour ma sécurité, mais aussi pour la sécurité du voisinage», se rappelle Anthony.
Le 14 août dernier, la Municipalité de Petite-Rivière-Saint-François publiait un communiqué qui faisait état de son désir de durcir le ton face aux propriétaires de résidences touristiques contrevenants. Ce soir, plusieurs résidents et résidentes sont venus interroger, à tour de rôle, la Municipalité sur sa prise en charge de la situation. Les uns après les autres, les citoyens témoignèrent de leur insatisfaction vis-à-vis de l’inaction et du manque de prise au sérieux qu’ils perçoivent du côté de la Municipalité.
« Ils disent que c’est juste cet évènement là, et que c’est un évènement unique. Mais non, c’est un build up. Ils on perdu le contrôle depuis longtemps et ça a mené à des évènements comme celui-là », nous dit Gabrielle.
De cette soirée, plusieurs citoyens retirent une grave inquiétude face au manque de contrôle de la municipalité sur les résidences qui contreviennent au règlement. « J’avais peur pour ma propre sécurité », témoigne Anthony. En amont de la réunion, un autre citoyen nous témoigne également de la peur qu’il a ressentie lors de cette soirée : « Il devait y avoir près de 150 personnes. Ça brassait tellement, j’avais peur qu’ils brûlent la maison ». Au cours d’un échange houleux, le maire Jean-Guy Bouchard renchérit : « L’évènement que vous avez vécu est intolérable. Mais si la Sûreté du Québec n’a pas le contrôle, comment voulez-vous que la Municipalité ait le contrôle ? ».
« C’est rendu qu’il faut jouer au détective, il faut jouer à la police, faut faire des plaintes. La Municipalité dit qu’il faut consulter la CITQ, tout le monde se renvoie la balle pis finalement rien n’est fait. », déplore toujours Anthony.
Les citoyens sur place souhaitaient demander à la Municipalité qu’elle retire définitivement le permis de location touristique de cette résidence. Cependant, le conseil a réitéré à plusieurs reprises au cours de la séance que ce pouvoir appartient à la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ) et non à la Municipalité. Il soutient également l’importance que des plaintes soient faite auprès de la SQ pour que les infractions puissent être officiellement constatées et amenées auprès de la CITQ.
Pour Jean-Guy Bouchard, le débordement de la nuit du 9 au 10 août est un cas isolé. « C’est un cas de débordement comme j’ai jamais vu. Moi je dois dire que ce n’est pas tout le monde qui sont comme ça. Là c’est un cas vraiment exceptionnel. On n’a pris des actions pour que le dossier soit complété avec la SQ pour savoir ce qui s’est vraiment passé. On va attendre ça avant de commencer à passer des commentaires. »
Parmi les citoyens présents au conseil, plusieurs se sentent impuissants face à ces débordements et ne sentent pas qu’ils sont soutenus par la Municipalité. « Quand on vit ça, on considère s’en aller. On considère vendre tellement ça nuit à notre vie. On ne peut même plus être paisible dans notre jardin. On est quelques personnes à être venues ce soir, mais je sais qu’on est beaucoup plus à être écœuré. », nous dit Gabrielle, une autre citoyenne en colère.
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C’est tellement dommage pour ces citoyens, je suis native de Charlevoix où ont pouvait toujours relaxer et profiter de la quiétude mais je ne me rend plus jamais dans Charlevoix justement parce que le charme et le calme n’existe plus…maintenant ce qui compte ce sont les ‘’touristes ‘’ et les résidants ne sont plus importants…
Vraiment dommage …
Un point important à la séance du conseil pour la quiétude des citoyens de PRSF y résidant à l’année.
Le fait de louer une maison et d’y faire la fête c’est une chose, mais de là à se foutre du voisinage et d’étourdir les voisins avec de la musique au fond et des cris, ça dépasse ce qu’est le CIVISME. Ce genre de personnes sont axées sur que je nomme le JE,ME,MOI. J’ai payé, donc je fais ce que je veux et au diable les autres.
Quand le propre corps de sécurité de PRSF ainsi que le service de POLICE SQ réussissent de peine et de misère à contrer les fêtards, je me demande où est passé le RESPECT?? Les gens de PRSF ont droit à leur tranquilité à une certaine hre. Il y a sûrement un règlement qui le stipule.
MR BOUCHARD VS devez agir de sorte que vos résidents soient Respectés. Vous avez une belle paroisse et village en pleine explosion, mais pour le locatif une rencontre avec les propriétaires est de mise pour établir des normes de Civisme pour une cohabitation harmonieuse.
La S.Q.n on déjà pas beaucoup d effectifs la nuit.Ils ont du arriver a une voiture contre 150 fêtards.Resultat = rien. À Québec,ils auraient mis un terme a la fête.Ca va sûrement se reproduire.
Attendez vous à en voir de plus en plus avec ce qu’ils sont en train de faire de Charlevoix! Le cash avant tout!
J’ai vu des gens participer à des manifestations tout à fait légale se faire poivrer, gazer, tabasser, tirer des balles de plastique et placer en détention pour n’avoir commis aucun délit. Asteure… Faites-moi croire que la police ne peut rien faire :-/??