L’agrile du frêne détecté à Clermont et La Malbaie
Baie-Saint-Paul débute l'abattage ciblé des frênes sur son territoire.
Aujourd’hui, 19 août, la MRC de Charlevoix-Est, la Ville de Clermont et la Ville de La Malbaie ont reçu l’information confirmant la présence de l’agrile du frêne sur son territoire par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).
La présence de l’insecte ravageur est très inquiétante pour la santé des arbres et nécessite plusieurs précautions afin d’en limiter la propagation. À titre indicatif, l’Association forestière du sud du Québec citait une étude rapportant un taux de mortalité de 99% des frênes infectés par l’agrile.
La MRC ainsi que les deux villes concernées s’unissent afin de travailler à la sensibilisation de la population possédant des frênes sur leur propriété. Ils leur demandent notamment d’être particulièrement attentif aux recommandations de l’ACIA qu’on peut retrouver sur le lien suivant : https://inspection.canada.ca/fr/protection-vegetaux/phytoravageurs-plantes-envahissantes/insectes/agrile-du-frene.
De leur côté, les instances municipales et régionales travailleront à ajuster leur réglementation municipale en réponse à cette apparition. Les équipes municipales seront également informées des mesures à prendre afin d’éviter le déplacement de cette essence de bois.
« Heureusement, il ne s’agit pas d’une espèce d’arbre très présente sur notre territoire. C’est principalement un arbre qu’on retrouve en zone urbaine. Toutefois il est important que la population consulte les recommandations de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, surtout quant à l’abatage et au bois de camping. », nous dit Jean-Christophe Maltais, directeur général de la MRC de Charlevoix-Est.
Bois de camping et réchauffement climatiques
L’agrile du frêne est l’un des insectes ravageurs dont on voit l’une des plus grandes progressions au cours des dernières années. L’insecte qui était principalement présent dans le sud du pays ainsi qu’aux États-Unis continue sa fulgurante montée vers le nord.
D’après l’agence fédérale, il semblerait que l’une des premières causes d’implantation de l’agrile du frêne soit le transport de bois contaminé, notamment via le bois de camping ou de chauffage. Même mort, le bois peut transporter l’insecte et l’introduire dans de nouveaux écosystèmes.
L’accroissement du phénomène n’est toutefois pas seulement lié au transport de bois de chauffage. Selon plusieurs études la plus grande présence nordique de l’insecte ravageur ne serait pas étrangère au phénomène des changements climatiques. Les hivers de plus en plus tempérés permettraient à l’agrile du frêne d’y survivre, prolongeant ainsi son cycle de vie et sa possibilité de propagation.
Il est ainsi conseillé à tous les propriétaires de frêne de la région de rester alerte à la possible présence d’agrile du frêne et de se conformer aux recommandations fédérales à ce sujet.
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Baie St paul aussi plein de frênes déjà mort