L’APELN veut convaincre Saint-Aimé-des-Lacs d’adopter un plan d’action jusqu’en 2028
Voici une photo prise du Lac Nairne le samedi 16 août 2025.
L’Association pour la protection de l’environnement du lac Nairne (APELN) souhaite convaincre la municipalité de Saint-Aimé-des-Lacs de se doter d’un plan d’action afin de lutter, entre autres, contre le myriophylle à épis. Selon son président, il est temps d’établir une vision claire pour l’avenir du plan d’eau.
L’espèce envahissante a été détectée grâce à un riverain qui a fourni un échantillon, par la suite confirmé par l’Organisme de bassins versants Charlevoix-Montmorency (OBV). Dès la semaine prochaine, l’OBV, qui a obtenu un mandat, entreprendra des travaux de cartographie afin de dresser un portrait précis des zones touchées. Les résultats permettront ensuite à la municipalité de déterminer les mesures à mettre en place.
« C’est une bonne nouvelle que ce soit récent. On a la possibilité de prendre le contrôle avant que la situation ne s’aggrave », souligne Simon Cloutier, président de l’APELN. Les relevés effectués en 2022 et 2023 n’avaient révélé aucune espèce envahissante.
Selon lui, une intervention rapide pourrait limiter la propagation.
« L’OBV estime que si on agit dès maintenant, on a de bonnes chances de contrôler la situation. On ne pourra pas l’éradiquer complètement, mais on pourrait en maîtriser 97 à 98 % », précise-t-il.
L’association se donne un horizon de trois ans pour agir efficacement et insiste sur la nécessité de bâtir une vision jusqu’en 2028, en collaboration avec la municipalité et avec l’appui de conseillers municipaux. Elle compte être pro-active lors de la prochaine campagne cette automne.
« Ce n’est pas assez d’avoir de bonnes intentions. Il faut un plan structuré et du soutien, notamment financier. Sinon, on risque de perdre le combat », avertit M. Cloutier.
Le président de l’APELN ne souhaite toutefois pas s’avancer sur le retour des activités nautiques au lac. « Il faut attendre le portrait complet. La municipalité tranchera ensuite. Nous les avons supporter dans leur décision », dit-il.
Le myriophylle à épis est considéré comme l’une des plantes aquatiques les plus problématiques au Québec. Très virulent, il peut s’enraciner jusqu’à 10 mètres de profondeur.
Bien qu’il ne présente aucun danger pour la santé humaine, il menace directement l’équilibre écologique du lac. « Dès qu’un fragment se casse, il flotte, tombe et s’enracine. Pour la baignade, si on marche dessus, ça peut se répandre », illustre M. Cloutier, en rappelant que seul un retrait spécialisé peut être envisagé pour éviter d’aggraver la situation.
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